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Une étude révèle qu’on peut réellement mourir de chagrin par Marine Decremps

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Publié le Mardi 30 Octobre 2018

Selon une étude américaine le deuil pourrait entraîner le développement d’inflammation dans l’organisme jusqu’à provoquer de graves maladies entraînant la mort. Ces data pourraient permettre de mettre en place des dispositifs d’aide aux personnes les plus démunies émotionnellement.

Une étude qui brise le cœur. Des chercheurs de la Rice University de Houston au Texas ont étudié les effets du chagrin sur la santé. Et selon eux, nous pourrions bel et bien mourir de chagrin. Ils ont mené des entretiens et procédé à des analyses sanguines sur 99 personnes dont le conjoint était récemment décédé. Ce qu’ils ont découvert ? Les veufs et les veuves en présence montraient un risque accru de problèmes de santé pouvant conduire à un décès avec pour cause de départ une grande détresse émotionnelle.
Par ailleurs, les chercheurs ont mis en exergue que chez les personnes âgées, lorsque l’un décède, l’autre, bien souvent, trépasse peu de temps après. Précédemment, des chercheurs avaient identifié le “broken heart syndrome” en corrélation avec le Tako-Tsubo, un syndrome cardio-vasculaire aigu sérieux mais très méconnu à prendre pourtant au sérieux. Cette maladie du muscle cardiaque connait des symptômes similaires à ceux d’une attaque cardiaque. Celui-ci pourrait se développer suite à une détresse émotionnelle, d’après une étude menée par la British Heart Foundation, qui alarmait sur le sujet.

Dépression et inflammation sont liées”
En pratique, pour cette nouvelle étude, les chercheurs ont comparé le sang des personnes très attristées par la perte d’un proche et ceux qui ne ressentaient pas d’incapacité à aller de l’avant. Ceux qui éprouvaient du chagrin des suites d’un deuil développaient jusqu’à 17 % plus d’inflammation dans l’organisme. Dans ce même panel, les personnes les plus atteintes par la désolation accusaient 53,4 % plus de risque d’inflammation que celles moins affectées. “De précédentes recherches ont montré que les inflammations chez les personnes âgées contribuaient à l’apparition de beaucoup de maladies”, a souligné Chris Fagundes, auteur principal de l’étude. “Nous savons par ailleurs que dépression et inflammation sont liées ; et les personnes ayant perdu leur conjoint courent un risque plus élevé de sombrer dans la dépression, d’avoir une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral”, a-t-il rappelé avant d’ajouter : “notre étude est la première à mettre en évidence que le deuil, indépendamment du niveau de dépression, pouvait avoir pour conséquence des inflammations dans l’organisme pouvant entraîner des soucis de santé”. De l’avis des chercheurs qui ont mené cette étude, ces nouvelles connaissances pourraient permettre de venir en aide aux personnes en détresse des suites d’un deuil. 

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