Une étude rappelle que les femmes victimes de sexisme sont 3 fois plus susceptibles de souffrir de dépression Une étude rappelle que les femmes victimes de sexisme sont 3 fois plus susceptibles de souffrir de dépression

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Une étude rappelle que les femmes victimes de sexisme sont 3 fois plus susceptibles de souffrir de dépression

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Publié le Lundi 16 Septembre 2019

Cela semble peut-être évident, mais une nouvelle étude fait tout de même bien de rappeler que les discriminations et attaques sexistes persistantes ne sont que néfastes pour la santé mentale des femmes qui en sont victimes. Ces dernières seraient même trois fois plus susceptibles d’être sujettes à la dépression que celles qui n’en n’ont jamais subi.

Si vous doutiez encore de l’impact que peuvent avoir les discriminations ou les attaques sexistes sur certaines femmes qui en sont victimes régulièrement, une étude confirme leur effet particulièrement négatif sur la santé mentale
Celle-ci a été publiée dans la revue scientifique Health Psychology et menée par des chercheurs du University College London (UCL). Elle est le fruit de l’analyse des données de 2956 femmes britanniques âgées de plus de 16 ans pendant une période de 4 ans. Les auteurs de ces travaux ont cherché à savoir s’il existait un véritable rapport entre le sexisme et le bien-être mental.  Les participantes se sont vues demandées si elles avaient, au cours des 12 derniers mois été insultées, été menacées ou attaquées physiquement en raison de leur genre. 1 participante sur 5 a ainsi déclaré avoir été directement confrontée à une ou plusieurs attaques sexistes. Il est alors apparu que ces femmes étaient trois fois plus susceptibles de souffrir de dépression mais aussi qu’elles avaient 26 % de chances de plus que les autres participantes de signaler d'autres incidents de détresse psychologique.
Un des auteurs du rapport, le Dr Ruth Hackett a ainsi expliqué les résultats : “nous avons constaté que les femmes qui ont signalé avoir perçu des discriminations sexistes étaient plus susceptibles d’être déprimées, d’éprouver moins de plaisir et d’avoir une santé globale médiocre". Il a poursuivi en avertissant que "le sexisme pouvait constituer un obstacle à un mode de vie sain et a une santé mentale équilibrée".
 
L’étude a aussi révélé que les femmes qui avaient été victimes de sexisme se sentaient de moins de en moins en sécurité dans certains lieux publics. Comme le rapporte Bustle, certaines d’entre elles ont par exemple arrêté d’aller à la salle de sport pour éviter des remarques dérangeantes ou des comportements hostiles. Pire encore certaines affirment même s’être mises à consommer des médicaments ou des substances illicites pour faire face à ces expériences oppressives et au mal-être engendré. 

On apprend également que ces agressions sexistes interviennent en majeure partie dans la rue pour 77% des sondées mais aussi dans les transports en commun (39,9%) ou à proximité des arrêts de bus ou des quais de trains (38%). 
Le Dr Sarah Jackson auteur principal de l'étude, a elle souligné que les conclusions de l'étude étaient "particulièrement préoccupantes" car elles suggèrent que la discrimination sexuelle aurait "un impact durable" sur la santé mentale des victimes. 
Le Dr. Hackett a ajouté: "nos résultats mettent en avant la nécessité de réduire le sexisme dans notre société, non seulement pour promouvoir l'égalité entre les sexes, mais également pour réduire les problèmes de bien-être mental chez les femmes".

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