Un tiers de la Pologne se déclare "zone libre de toute idéologie LGBTI" Un tiers de la Pologne se déclare "zone libre de toute idéologie LGBTI"

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Un tiers de la Pologne se déclare "zone libre de toute idéologie LGBTI"

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Publié le Mercredi 26 Février 2020

Depuis le retour au pouvoir en 2015 du parti conservateur PiS (Droit et Justice) à Varsovie, l'idéologie anti-LGBT+ semble grandir en Pologne. Pour preuve, les zones "sans idéologie LGBT" en Pologne s'étendent de manière inquiétante, représentant à présent un tiers du pays.

Près de 88 comtés, districts ou municipalités ont adopté des résolutions se déclarant "zones sans idéologie LGBT" en Pologne depuis le début de 2019. Pour aider à la prise de conscience mondiale, plusieurs militants ont mis en ligne une carte, l'atlas de la haine, montrant les 88 municipalités, comtés, districts, villes ayant adopté ces résolutions. Ces zones se concentrent majoritairement dans le sud-est de la Pologne, région où le parti conservateur s'impose dans les urnes.


Pire, avec l'arrivée des élections présidentielles, la propagande anti-LGBT+ prend de l'ampleur. Les représentants de la droite ont produit un documentaire intitulé Invasion sur “le plan secret des LGBT pour détruire le style de vie polonais”. Les personnes LGBT+ sont souvent la cible des discours politiques et se retrouvent qualifiées de "peste" ou encore de "maladie arc-en-ciel".

Face à cette montée de l'idéologie anti-LGBT, l'Europe commence à réagir. Le parlement européen a déploré la mise en oeuvre de ces décisions, qui incitent "à s’abstenir de toute action visant à encourager la tolérance à l’égard des personnes LGBTI et à ne pas fournir d’aide financière aux ONG qui œuvrent en faveur de l’égalité des droits".

Quelques villes françaises historiquement jumelées avec les villes polonaises ayant pris des résolutions homophobes ont mis fin à leur collaboration. C’est notamment le cas de Saint-Jean-de-Braye dans le Loiret ou de Nogent-sur-Oise dans les Hauts-de-France. Des décisions bien timides car la majorité des villes françaises alertées préfèrent conserver leurs partenariats économiques avec la Pologne, mais se sont engagées à entamer un dialogue.

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