Violences obstétricales : un label pour les maternités "bienveillantes" a été créé Violences obstétricales : un label pour les maternités "bienveillantes" a été créé

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Violences obstétricales : un label pour les maternités "bienveillantes" a été créé

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Publié le Lundi 21 Octobre 2019

Le Collège des gynécologues a annoncé, jeudi 17 octobre, la création d’un label "maternité bienveillante". Une réponse aux accusations de violences obstétricales qui planent sur la profession depuis quelques années.

"La libération de la parole des femmes nous a éclairés, parfois durement, sur des manques profonds dans nos maternités". Voilà les paroles d’Israël Nisand, président du Collège national des gynéco-obstétriciens français (CNGOF), lors d’une conférence de presse qui a eu lieu, jeudi 17 octobre 2019. En réponse aux accusations de violences obstétricales qui planaient sur la profession et qui ont circulé sur les réseaux sociaux et dans les médias, le Collège a annoncé la création d’un label regroupant les maternités bienveillantes. Une plateforme en ligne sera également disponible prochainement pour permettre aux femmes concernées de partager leur voix sur les pratiques des établissements de santé.

Pour obtenir le label, les maternités devront s’engager à respecter douze critères précis. Parmi eux, une transparence sur les pratiques, qui impliquera que les taux d’épisiotomies, de césariennes et de déclenchements d’accouchements soient peu éloignés des taux nationaux, la mise en place systématique d’un entretien prénatal précoce, ainsi qu’un débrief des deux partis après un accouchement, dans le cas où il y a eu une intervention d’urgence. Il faudra également que les établissements forment le personnel à la bientraitance et permettent aux soignants en difficulté l’accès à un suivi psychologique. 
Autre obligation : les patientes se verront proposer l’accès à une plateforme appelée "Maternys". Selon Israël Nisand, cette plaforme servira à créer un lien entre la patiente et son soignant. D’abord, selon 20 Minutes, les futures mamans auront accès à des vidéos pédagogiques sur la grossesse et sur l’accouchement. Elles rempliront un questionnaire, ensuite, afin de vérifier leurs connaissances. Par ailleurs, elles se serviront surtout du site pour donner leur ressenti sur les soins qu’elles ont reçus et la bienveillance des équipes médicales. Un avis recueilli 3 jours et 3 mois après l’accouchement, pour des raisons d’objectivité. Des données qui resteront confidentielles pour ne pas créer "un Gault & Millau", selon le président du CNGOF, mais qui serviront à délivrer le label tous les ans. 

Cette idée est soutenue par d’autres spécialités du monde de la médecine. "Certains médecins nous disent qu’ils vont regarder de près si notre labellisation marche, pour faire de même, a déclaré Israël Nisand. Il n’y a pas que l’obstétrique qui est concerné par la bientraitance, cette exigence, venue avec la vague #MeToo concerne tous les soins.

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