Un documentaire dénonce les abus sexuels subis par les religieuses à voir sur Arte Un documentaire dénonce les abus sexuels subis par les religieuses à voir sur Arte

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Un documentaire qui dénonce les abus sexuels subis par les religieuses à voir sur Arte par Marine Decremps

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Publié le Lundi 4 Mars 2019

Demain soir, on regarde "Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Église", une enquête de trois ans sur les abus sexuels subis par les religieuses, au sein même de leur congrégation. Le film documentaire diffusé sur Arte, est signé Marie-Pierre Raimbault, Elizabeth Drévillon et Eric Quentin.

Après les nombreuses affaires de pédophilie dévoilées au sein de l’Église catholique, l’Institution fait face à un nouveau scandale : celui des viols de religieuses par des prêtres. Demain soir, Arte propose dans son programme, la diffusion d’une enquête sur les abus sexuels subis par des religieuses, au sein même de leur congrégation. Réalisé par Éric Quintin, Elizabeth Drévillon et Marie-Pierre Raimbault, le documentaire donne la parole à ces femmes qui avaient voué leur vie à dieu. Dont celui de Michèle France, qui, pendant 20 ans, a été victime de prêtre prédateur. "Le père Dominique avait une réputation de saint homme. Je n’avais aucune question à me poser", voilà ce que raconte Michèle France de ce qu’elle se rappelle son entrée chez les carmélites. Il prend sa main, embrasse ses doigts et puis "à chaque rencontre, il allait plus lin dans l’intimité". Sa justification était sordide : "faire sentir l’amour de Jésus" à travers lui, "ce que Jésus voulait pour moi". Celui qui se disait "le petit instrument de Jésus", a abusé la religieuse pendant vingt ans, puis ce fut au tour du père Thomas, son frère. Une passation de pouvoir sordide. "On ne posait pas de question au Père Dominique", a déclaré Michèle France sur le plateau de C à Vous.

Le problème étant que les agissements dudit père Thomas avaient déjà été repéré dans les années 1950. L’Église connaissait les pratiques, et ses victimes étaient nombreuses. Ces hommes avaient des responsabilités et profitaient d’une aura de sainteté, l’emprise cachée n’en était que plus forte.


Les premières réponses de l’Église
Si, une messe de réparation a eu lieu auprès de l’Église Notre-Dame-de-l’Arche-d'Alliance à Paris, en avril 2017, elle n’était réservée qu’aux victimes, l’Église n’en a pas fait la publicité et les médias n’étaient pas conviés. Introduit en catimini, le réalisateur a pu y assister en tant que "ami de Michèle France".
D’autres témoignages nourrissent l’enquête qui a duré 3 ans et sur tous les continents : Inde, Espagne, Amérique du Sud. On y croise Doris une jeune allemande, qui affirme que son agresseur est toujours en poste "au milieu de jeunes filles, alors que tout le monde sait ce qu’il a fait". Des femmes enceintes contraintes d’avorter ou de quitter leur congrégation. Même si il avait accepté de recevoir les victimes, Michèle France avait refusé, pour ne pas participer à l’omerta, car la rencontre devait se faire sans journaliste.
Le documentaire glaçant retrace les destins de ces femmes qui ont subi l'abus des hommes, leur #metoo, bien gardé par l'Église.  

"Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Église", diffusé le 5 mars à 20h50 sur Arte, puis en replay jusqu'au 3 mai. 

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