"#TuSerasUnHommeMonFils" : la campagne de la Fondation des Femmes contre la masculinité toxique "#TuSerasUnHommeMonFils" : la campagne de la Fondation des Femmes contre la masculinité toxique

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"#TuSerasUnHommeMonFils" : la campagne choc contre la masculinité toxique par Laura Carreno-Müller

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Publié le Mercredi 30 Mai 2018

Lutter contre la masculinité toxique : c’est le défi relevé par la Fondation des Femmes dans sa nouvelle campagne, lancée le 30 mai 2018. On a assisté au coup d’envoi de cette initiative et on vous raconte ce qu'on y a vu.

Pères, frères, amis ou conjoints : les hommes aussi ont leur rôle à jouer dans la lutte pour l’égalité femme-homme. Le 30 mai 2018, la Fondation des Femmes a lancé sa campagne "Tu Seras Un Homme Mon Fils", pour le prouver. Le but : dénoncer et lutter contre les stéréotypes sexistes inculqués aux garçons dès l’enfance, histoire de ne pas en faire des machos. Quelques heures avant le coup d’envoi officiel de sa campagne, Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes, a pris la parole lors d'une conférence au sein du Collège Néerlandais de la Cité Universitaire, en plein cœur du 14ème arrondissement de Paris. 
"Nous voulions parler du rôle primordial de l’éducation des garçons, dans le combat pour l’égalité", explique-t-elle. Une de ses stratégies pour toucher les hommes : une vidéo à diffuser juste avant un match de foot (oui, c'est cliché). Après les explications d’Anne-Cécile Mailfert, place aux statistiques d’Emmanuel Riviere, CEO de l'entreprise de sondages Kantar TNS. Et ses chiffres nous ont fait tomber des nues : alors que 97% des Français estiment que le respect est indissociable à l’idée d’être "un homme", les clichés sexistes persistent chez les 25-34 ans, puisque 75% d’entre eux estiment que "masculinité" doit forcément rimer avec "virilité". Si Oxmo Puccino ne faisait malheureusement pas partie des guests (alors qu’il est le narrateur du clip de campagne), la conférence s’est terminée sur un débat autour du lien entre éducation et machisme. "Le sexisme et la violence s’apprennent à la maison", informe le médecin et militant Gilles Lazimi. C'est en menant des ateliers de réparation pénale pour des enfants devenus agresseurs, que ce dernier se rendit compte que la majorité des jeunes à sa charge avait subi et assisté à des violences sexuelles et conjugales sous leur propre toit. Des événements qui les avaient, par la suite, encouragé à se comporter de la même manière en société. "La violence est un signe de faiblesse. Il y a d'autres manières de se faire respecter quand on est un homme", renchérit, quant à elle la chercheuse en science politique Delphine Dulong.
On vous propose de découvrir, sans plus attendre, le clip officiel de cette campagne qui vous donnera envie de dire "m****" à la masculinité toxique

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