Travail du sexe : et si on en finissait avec la pénalisation des clients ? Travail du sexe : et si on en finissait avec la pénalisation des clients ?

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Travail du sexe : et si on en finissait avec la pénalisation des clients ? par Sarah Ben Ali

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Publié le Jeudi 24 Janvier 2019

Ce mardi 22 Janvier 2018, le Conseil constitutionnel examine la constitutionnalité de la loi de 2016,  qui pénalise les clients des travailleur.euse.s du sexe. L’occasion pour les concerné.e.s de prendre la parole dans les médias.

Mise à jour du 1er février 2019 : le Conseil constitutionnel déclare la pénalisation des clients conforme aux principes de la Constitution, malgré l'appel des travailleur.euse.s du sexe lancé le 18 janvier dernier.

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Depuis le 13 avril 2016, la loi française pénalise les client.e.s des travailleur.euse.s du sexe, qui peuvent être condamnés à 1500€ d’amende et à un stage de responsabilisation en cas de récidive. Pour les partisans de cette loi abolitionniste (c’est-à-dire qui va dans le sens de l’abolition de cette activité professionnelle), le travail du sexe relèverait de la traite sexuelle des êtres humains. Cette loi permettant selon eux de protéger les personnes qui n’auraient pas fait un réel "choix de carrière", selon les termes de Grégoire Théry, porte-parole national de l’association Le Mouvement du nid.

Des propos infantilisants, et une loi qui a finalement fragilisé les concerné.e.s. Dans une tribune publiée le 18 janvier 2019 dans Le Monde, plusieurs association comme le Strass (Syndicat du travail sexuel), mais aussi Médecins du Monde, AIDES ou encore Acceptes-T ont pris la parole pour demander l’abrogation de la loi, anticonstitutionnelle selon elles. Elle remettrait en effet en cause la liberté d’entreprendre des TDS, ainsi que leur droit à la vie privée.

Ce matin, plusieurs matinales faisaient entendre leur voix sur le sujet. Dans un reportage diffusé sur France Culture, on a ainsi entendu Thierry appeler les politiques à "arrêter de confisquer leur parole et cesser d’instrumentaliser leur souffrance". Anaïs et Christine, elles, faisaient remarquer que la pénalisation de 2016 avait fait baisser leur clientèle de 70% du jour au lendemain, et avait altéré les conditions d’exercice du métier, aujourd’hui plus dangereuses.

Autant de prises de paroles capitales, avant la décision du Conseil constitutionnel dans dix jours.

Sarah Ben Ali avec Coline Clavaud Megevand

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