"Stylos rouges" : le collectif des professeurs en colère "Stylos rouges" : le collectif des professeurs en colère

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"Stylos rouges" : le collectif des professeurs en colère par Tess Annest

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Publié le Lundi 7 Janvier 2019

Il n’y a pas que chez les "gilets jaunes" que la colère gronde. Chez les profs aussi il y a de l’eau dans le gaz. Tellement, qu’ils en ont même fait un mouvement : les "stylos rouges".

Il n’y a pas que les élèves qui reprennent le chemin de l’école ce lundi 7 janvier 2019. C’est aussi la rentrée pour les professeurs qui, pour la plupart, sont en colère. Pas contre leurs élèves, mais bien contre Jean-Michel Blanquer, le Ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Depuis décembre dernier, ils clament leur mécontentement sur un groupe Facebook rassemblant déjà 52 000 membres, et se font appeler les "stylos rouges". Leurs attentes : une revalorisation de leur métier, une baisse des effectifs en classe, une augmentation de salaire et de meilleures conditions de travail. Si, pour le moment, leurs revendications s’expriment sur la Toile, les enseignants, qui estiment être les grand oubliés de la crise sociale actuelle, entendent désormais passer à l’étape suivante. Et mener des actions sur le terrain. Des rassemblements pourraient être mis en place dans les prochains jours. En attendant, des démarches ont d’ores et déjà été instaurées dans certains établissements français. Dans l’académie de Lille par exemple, des "stylos rouges" ont prévu de se faire entendre à travers les évaluations des élèves et envisagent de ne mettre que des 20/20.

Selon un entretien donné par une jeune enseignante en école primaire au Journal du dimanche, l’allocution de 10 décembre d’Emmanuel Macron a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. "Encore une fois, nous étions les grands oubliés de notre employeur", déplore-t-elle. Et à la question d’un possible ralliement à la cause des "gilets jaunes", celle qui est aussi à l’origine du groupe Facebook répond que les "stylos rouges" se sentent "concernés par les problématiques des Gilets jaunes, mais que leurs revendications sont propres à leur métier". Un mouvement qui prend de l’ampleur et dont on risque fort d’entendre parler dans les prochaines semaines.

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