Sexisme : 11% des femmes européennes auraient subi une relation forcée au travail Sexisme : 11% des femmes européennes auraient subi une relation forcée au travail

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Sexisme : 11% des Européennes auraient subi une relation forcée au travail

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Publié le Mercredi 16 Octobre 2019

Selon les chiffres d’une étude publiée par l’Ifop samedi 12 octobre, 60% des femmes de cinq pays d’Europe auraient connu une forme de sexisme au travail. 11% d’entre elles auraient même subi un rapport forcé.

Deux ans après la vague #MeToo, l’Ifop a réalisé une étude sur le sexisme au travail pour la Fondation Jean Jaurès et la Fondation européenne d’études progressistes,. Menée dans cinq pays européens, la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni, les résultats sont glaçants. En effet : 60% des femmes interrogées disent avoir été confrontées, au cours de leur carrière, à des violences sexistes et sexuelles. 21% d’entre elles l’aurait d’ailleurs vécu au cours de l’année écoulée.

C’est en Allemagne que les chiffres sont les plus élevés puisque, en effet, 68% des Allemandes disent avoir été victimes de sexisme ou de harcèlement sexuel dans leur vie professionnelle. Elles seraient 66% en Espagne, 57% au Royaume-Uni, 56% en Italie et 55% en France. 
Parmi toutes ces femmes, 18% auraient reçu au moins une fois une forme de contact physique à nature sexuelle comme une main aux fesses, une étreinte forcée ou un baiser volé. 9% auraient quant à elles fait l’objet de pressions pour obtenir un acte de nature sexuelle. En échange ? Une embauche ou une promotion, évidemment. 46% de ces dernières seraient également victimes de sifflements, de gestes et de commentaires grossiers ou de regards concupiscents de la part de leurs collègues. 
Par ailleurs, 11% des Européennes auraient déjà eu un rapport sexuel forcé ou non-désiré avec un collègue de travail. Elles seraient 9% en France. Dans le pays, 30% des femmes auraient d’ailleurs déjà été harcelées ou sexuellement agressées au bureau. 
Et ces chiffres bondissent lorsqu’ils concernent les générations les plus jeunes. Elles seraient effectivement 66% des Européennes de moins de 30 ans à reconnaître avoir été confrontées à des violences sexistes et sexuelles au cours de leur carrière et 42% durant les derniers mois. 15% d’entre elles auraient déjà eu un rapport sexuel forcé ou non-désiré avec quelqu’un de leur milieu professionnel.

A ce sujet, l'étude suggère que les femmes ne seraient pas victimes uniquement de leurs collègues de travail (supérieurs hiérarchiques, égaux ou subordonnés). Des personnes externes à l'entreprises comme des visiteurs, des clients, des fournisseurs ou même de simples inconnus, seraient aussi responsables d'actes sexistes et de violences sexuelles

Malheureusement, peu de femmes décideraient d’adopter une stratégie active face aux violences de leurs collègues. En effet, elles ne seraient qu’entre 9% et 16% à oser en parler à un supérieur ou à un syndicaliste. 33% à 47% des sondées préfèreraient, au contraire, adopter une stratégie passive et laisser couler, de peur de mettre en danger leur travail. 

Si vous êtes concernée : parlez-en à un interlocuteur de confiance. Médecin du travail, collègue, ami.e, responsable hiérarchique, syndicaliste … Ne laissez pas une agression que vous avez subie sous silence. Et pensez à vous faire accompagner dans cette épreuve.

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