"Sexe sans consentement" : le docu qui rappelle que "non", c’est "non"

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"Sexe sans consentement" : le docu qui rappelle que "non", c’est "non" par Tess Annest

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Publié le Mercredi 7 Mars 2018

Diffusé le 6 mars 2018 dans l’émission Infrarouge, le documentaire de Delphine Dhilly et Blandine Grosjean, "Sexe sans consentement", lève le voile sur le tabou de cette "zone grise de la sexualité". Une femme peut-elle accepter un rapport sexuel sans vraiment le vouloir ? Une question complexe et primordiale à l’heure des mouvements #MeToo et Balance ton Porc.

Natacha, Juliette, Floriane, Célia, Mary et Louise ont toutes été traumatisées par des rapports sexuels auxquels elles n’avaient pas vraiment consenti. A cœur ouvert, et le visage découvert, elles reviennent sur ces moments, non violents, où elles n’ont pas dit oui, mais où elles n’ont pour autant pas réussi à dire non. Le documentaire "Sexe sans consentement" explore le tabou de la "zone grise du consentement" en donnant majoritairement la parole à des femmes choquées, qui ont cédé de peur qu’on les trouve "nazes" ou parce que leur corps ne répondait plus... Les réalisatrices Delphine Dhilly et Blandine Grosjean ont aussi laissé la parole aux hommes, qui donnent à leur tour leur vision du consentement : "C’est quand t’es d’accordsinon, ça s’appelle du viol et c’est pas cool" résume brièvement un jeune homme. On découvre même avec stupeur que pour certains d’entre eux, entendre un "non" peut être "quelque chose de motivant", et ne signifie pas forcément que la personne qui se tient en face d'eux n’est pas d’accord. L’occasion de faire le point sur notre représentation, souvent faussée, du viol. Et de rappeler que dire "non" à un rapport sexuel, c’est le refuser, point. Pour autant, "le film ne se veut pas moralisateur. On ne cherche pas à dire de ces faits qu’ils sont ou non constitutifs d’un viol, mais qu’il n’y a pas eu consentement et que dans cette zone grise, dont les contours ne sont pas si flous que ça, cet épisode est un viol, même si le cadre actuel de la loi ne le reconnaît pas", insistent les réalisatrices.
Un documentaire qui appelle à une réelle éducation au consentement, et ce dès le plus jeune âge. Et si possible avant 15 ans, l'âge de consentement retenu récemment par le gouvernement.

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