Selon une étude il y aurait plus d’animaux mâles que femelles dans les muséums d’histoire naturelle Selon une étude il y aurait plus d’animaux mâles que femelles dans les muséums d’histoire naturelle

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Selon une étude il y aurait plus d’animaux mâles que femelles dans les musées d’histoire naturelle

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Publié le Vendredi 25 Octobre 2019

Une étude indique que même les muséums d’histoire naturelle n’échappent pas aux inégalités sexistes. Ainsi dans 5 des plus importants d’entre eux à travers le monde, les oiseaux ou mammifères mâles seraient davantage représentés que les femelles.

Même une petite sortie dans un museum d’histoire naturelle nous permet d’être confrontés au fait que les stéréotypes et les inégalités entre les genres sont encore bien présentes. C’est souvent quelque chose qui nous échappe au cours de notre visite, mais dont on aurait facilement conscience si on s’amusait à compter et comparer le nombre d’animaux femelles par rapport au nombre de mâles.
C’est ce qu’a décidé de faire une équipe de chercheurs dans le cadre d’une étude publiée dans la revue Proceedings of Royal Society B. Sur les 2,5 millions spécimens d’oiseaux et de mammifères recensés et analysés à travers cinq museums présents dans des grandes capitales comme Londres, Paris, New York, Chicago et Washington, ils ont pu constater une surreprésentation des espèces mâles par rapport aux femelles. 

Si l’on s’intéresse aux chiffres, on compte alors 40% d’oiseaux et 48% de mammifères femelles contre 60% et 52% de mâles. Comment expliquer cela ? Comme le rapporte le Huffpost, ces disproportions seraient dues à une sélection effectuée délibérément au moment de la chasse. Les animaux mâles seraient à priori une cible plus facilement visible mais aussi plus impressionnants en taille, avec des ornements plus colorés et des traits plus saillants. 
Autrement, le "tri" peut aussi se faire de manière accidentelle, notamment quand les animaux sont collectés par piégeage. Les femelles seraient aussi  moins faciles à capturer.

Comme l’explique Natalie Cooper, chercheuse au muséum d’histoire naturelle de Londres qui a contribué à l’étude, ces inégalités dans les collections sont aussi susceptibles d’affecter le tableau du vivant : "en ignorant les femelles, nous n’avons pas un tableau complet du vivant; or cela est essentiel pour prédire, entre autres, comment la taille des corps pourrait répondre au changement climatique"
Elle rappelle également qu’au XIXème siècle les personnes en charge des collections dans les musées étaient essentiellement des hommes mais que bien que les choses aient changé "cela ne s’est pas reflété dans les collections"
Tous les auteurs de ce rapport appellent donc désormais les équipes des musées à "prendre en considération" ces stéréotypes afin d’arriver dans le futur à créer plus d’équilibre dans la représentation des genres. 

P.G.L

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