Santé : l’OMS appelle à stopper les tests de virginité Santé : l’OMS appelle à stopper les tests de virginité

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Santé : l’OMS appelle à stopper les tests de virginité par Tess Annest

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Publié le Dimanche 21 Octobre 2018

Dans un rapport publié le 17 octobre, l’OMS met en garde contre les dangers des tests de virginité. Encore pratiqués dans une vingtaine de pays, ils ne reposent pourtant sur aucune base scientifique et menacent la santé physique et psychologique des jeunes femmes.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire la sonnette d’alarme. Pour les experts de l’institution, il est grand temps de mettre un terme aux tests de virginité. "Dans de nombreuses sociétés, la valeur des femmes se mesure à leur pureté", déplorent-ils. Des croyances qui encouragent la pratique de ces tests, "médicalement inutiles" et extrêmement dangereux, dans une vingtaine de pays comme l’Afrique, l’Inde et le Brésil, mais aussi plus marginalement, l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne.

Deux manières de "tester la virginité" 

Aujourd’hui encore, de nombreuses communautés croient que l’apparence de l’appareil génitale d’une femme est liée à son activité sexuelle. Ainsi, deux méthodes sont toujours utilisées pour "tester la virginité" des jeunes filles : l’inspection de l’hymen et l’insertion de doigts dans le vagin. "L’un des mythes les plus répandus à propos de la virginité est que l’on peut la prouver si l’hymen est intact", s’alarme l’OMS qui insiste sur le fait que l’hymen est en constante évolution et que donc, les lésions qu’il peut présenter, guérissent en général très rapidement. Le test "des deux doigts" sert quand à lui à évaluer le "relâchement de la paroi vaginale". Problème : le vagin est un canal dont la taille et la forme varient tout au long de la vie d’une femme. Deux pratiques contre lesquelles luttent donc les experts de l’OMS pour qui les médecins qui consentiraient à réaliser ces examens "violent le principe éthique fondamental- de la Déclaration d’Helsinki de l’Association médicale mondiale de 1964- qui consiste à ne pas faire de mal avant tout".

Des conséquences physiques et psychologiques 

Les répercussions des tests de virginité sur la vie des jeunes femmes s'avèrent souvent dramatiques. D’abord, ces dernières peuvent rencontrer de graves soucis de santé puisque, la plupart du temps, les tests sont effectués sur plusieurs personnes à la suite, avec les mêmes instruments, sans aucunes précautions hygiéniques et surtout, par des individus peu qualifiés. Résultat : en plus de risquer d’endommager l’appareil génital des "patientes", ces "examens" peuvent aussi être à l’origine d’infections sexuellement transmissibles. Et sur le plan psychologique, les conséquences sont d’autant plus graves. En plus d’être source de stress, ces tests sont extrêmement humiliants et peuvent, dans certaines communautés, conduire à l’exclusion des jeunes femmes, ou pire, à leur exécution. L’OMS affirme donc qu’"il est impératif de bannir l’usage de ces tests", et rappelle qu’ils "violent des droits humains essentiels comme le droit d’être protégé des discriminations fondées sur le sexe, le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne, le droit à la jouissance du meilleur état de santé possible et les droits de l’enfant"

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