Santé : la vaccination préviendrait 92% des cancers liés au papillomavirus Santé : la vaccination préviendrait 92% des cancers liés au papillomavirus

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Santé : la vaccination préviendrait 92% des cancers liés au papillomavirus

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Publié le Vendredi 23 Août 2019

Selon un rapport des autorités sanitaires américaines, la vaccination pourrait prévenir 92% des cancers liés aux papillomavirus humains.

Les autorités sanitaires américaines en ont fait une priorité depuis quelques années : lutter contre les cancers liés aux papillomavirus humains (HPV). Ils auraient touché 34 800 personne, hommes et femmes confondus, chaque année entre 2012 et 2016 dans le pays. Sexuellement transmissibles, ils provoquent des cancers du col de l’utérus, du vagin, du pénis, de l’anus mais aussi du larynx. Et d’après les récentes découvertes du centre de contrôle et de prévention des maladies américain, il serait bien possible de prévenir la maladie et d’éviter tous ces cas, puisque la vaccination au HPV préviendrait 92% des cancers. 

Les autorités sanitaires américaines recommanderaient donc de vacciner tous les préadolescents de 11 et 12 ans avant qu’ils ne puissent être exposés au virus. Une démarche peu habituelle outre-Atlantique où les adolescents ne sont que 51% à recevoir les doses recommandées en terme de vaccination. Des informations capitales qui pourraient changer la donne aussi en France, alors que de nombreuses polémiques circulent toujours autour des différents vaccins contre les HPV qui provoqueraient des maladies auto-immunes. Ces informations ont d’ailleurs été démenties lors d’un Congrès de gynécologues en janvier dernier. 

Comment prévenir le papillomavirus en France ?
Dans le pays et depuis 2007, il est recommandé aux filles de 11 à 14 ans de se faire vacciner avant le démarrage de leur vie sexuelle. Une procédure remboursée à 65 % aussi pour les patients immunodéprimés. Les femmes de 25 à 65 ans sont également encouragées à réaliser un frottis tous les trois ans pour dépister le cancer du col de l’utérus, le vaccin ne protégeant pas contre toutes les HPV. 

Et quid des hommes ? Aujourd’hui, les hommes gays et bi peuvent bénéficier du vaccin et du remboursement au même titre que les femmes, jusqu’à leur 26 ans. Là où le système français pêche, c’est que les autres hommes n’ont pas accès de manière égalitaire ni même ne sont ciblés par les campagnes de prévention. Une faute, pourtant, alors que ces derniers, porteurs du virus, pourraient indirectement protéger les femmes de toute contagion. Qui plus est, un tiers d’entre eux seraient touchés par des cancers du pénis, de l’anus et de la gorge liés à ces papillomavirus humains parmi les 6000 cas de cancers détectés chaque année.
A ce sujet, en mars dernier, 50 organisations médicales françaises avaient lancé un appel à l’égalité de traitement entre les sexes, pour que tout le monde soit protégé des cancers liés aux papillomavirus humains. Un appel qu'avait anticipé la ministre de la Santé en janvier dernier, alors qu'une étude belge était sortie à ce sujet. Agnès Buzyn s'y était dit favorable. 

Anne Lods

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