Qu’y a-t-il dans le 'plan pauvreté' présenté par Emmanuel Macron ? Qu’y a-t-il dans le 'plan pauvreté' présenté par Emmanuel Macron ?

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Qu’y a-t-il dans le 'plan pauvreté' présenté par Emmanuel Macron ? par Anne Lods

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Publié le Jeudi 13 Septembre 2018

Ce 13 septembre 2018, Emmanuel Macron a présenté le "plan pauvreté" du quinquennat. Attendu depuis un an, il repose notamment sur une action forte pour la petite enfance et l’accompagnement des jeunes dans l’emploi. On vous explique les réformes dans le détail.

Il avait été annoncé le 17 octobre 2017, prévu pour avril dernier, puis pour juillet, mais c’est ce matin du 13 septembre 2018, enfin, que le "plan pauvreté" du quinquennat a été présenté. Emmanuel Macron, dans un discours au Musée de l’Homme, a détaillé la vingtaine de réformes qui s’établiront sur les quatre prochaines années. Avec un budget de huit milliards d’euros, le gouvernement concentre son action en trois axes, de la petite enfance à la simplification du système social, en passant par un meilleur accompagnement des jeunes et des bénéficiaires du RSA. Des mesures qui devraient faciliter le quotidien des plus modestes, à long terme. Pour Emmanuel Macron, "la pauvreté ne doit plus se transmettre en héritage", autrement dit, le milieu social dans lequel nous évoluons ne doit plus être déterminant pour l’avenir de chacun. Il ambitionne également de faciliter l’insertion et le retour à l’emploi. Alors quelles sont ces mesures ? On les détaille point par point.

Une action pour la petite enfance 
Cette action vise principalement les enfants en âge d’être à la crèche. Aujourd’hui, seuls 5% des enfants défavorisés sont accueillis dans ces établissements contre 22% des moins modestes. De fait, en plus de la création de 30 000 places en crèches et d’un millier en relais d’assistant.e.s maternelles qui a été signé en juillet, le plan a pour but de renforcer la qualité de l’accueil de ces plus petits. Cela passe notamment par la mise en place d'une nouvelle formation continue à destination de près de 600 000 professionnels de la petite enfance qui se baseront, en partie, sur de nouvelles règles pour faciliter et favoriser l’apprentissage de la langue française des bambins. A 4 ans, l’écart de pratique de la langue dans chaque famille serait d’environ 1000 heures en fonction des origines sociales.
Puis, les crèches qui favoriseront une mixité sociale bénéficieront d’un bonus de la part du gouvernement. Quant à celles créées dans des quartiers prioritaires, elles seront subventionnées jusqu’à 90% par l’Etat. Enfin, 300 établissements "à vocation d’insertion professionnelle" verront le jour d’ici à 2020. Ces structures favoriseront l’aide au retour à l’emploi des parents célibataires en leur proposant un accompagnement particulier par Pôle emploi.
Dans les écoles maternelles et élémentaires de zones classées Rep+ (soit zones d’éducation "super-prioritaires" où les élèves sont plus défavorisés qu’ailleurs), des petits-déjeuners gratuits seront distribués. 13% des enfants arriveraient à l’école le ventre vide. Enfin, les tarifs sociaux de la cantine seront généralisés à 1 euro par repas.

Accompagner les jeunes et les bénéficiaires du RSA vers l’emploi
Le développement d'une "obligation de formation" poussera les jeunes de 16 à 18 ans qui ne sont ni à l’école, ni en apprentissage, ni en emploi, à se former. Cela devrait réduire le nombre de jeunes qui sortent du système scolaire sans diplôme. Un meilleur suivi de l’Education nationale sera donc mis en place, ainsi qu’un accompagnement plus important des missions locales.
La "garantie jeunes" créée sous François Hollande et qui aide les 16-25 ans en situation de grande précarité sera accordée à un plus grand nombre de personnes : de 100 000 bénéficaires, on passera à 500 000. Ce dispositif consiste à verser une allocation chaque mois pendant un an à un jeune et l’aider à accéder à des stages et des missions pour s’adapter au monde de l’entreprise.
Enfin, l’Etat entend mettre en place un meilleur suivi des bénéficiaires du RSA qui dépendront dorénavant de Pôle Emploi et d’associations, et qui seront accompagnés par un référent personnel dans leur ville.

Simplifier le système social
A ce sujet, Emmanuel Macron a annoncé la création par loi en 2020 d’un "revenu universel d’activité" qui fusionnera le plus grand nombre possible de prestations sociales comme le RSA et les APL. Il permettra, d'après les mots d'Emmanuel Macron, de "garantir un seuil minimal de dignité" à tous. Avant d'en arriver là, l’Etat souhaite également lutter contre le non-recours. En effet, des personnes qui sont théoriquement éligibles aux aides sociales ne les demandent pas. Un portail numérique sera mis en place pour simuler facilement l’ensemble des droits auxquels on peut prétendre.

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