Quitter Facebook rendrait plus heureux… mais moins bien informé Quitter Facebook rendrait plus heureux… mais moins bien informé

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Quitter Facebook rendrait plus heureux… mais moins bien informé.e par Tess Annest

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Publié le Samedi 2 Février 2019

Rester au courant de l’actualité ou être heureux : il faut choisir. Du moins, si vous êtes un.e utilisateur.trice assidu.e de Facebook. La preuve avec une récente étude menée par des chercheurs des universités de Stanford et de New York.

Depuis déjà quelques années, les scientifiques et les médecins sont nombreux à nous alerter sur le caractère addictif des réseaux sociaux. Rien de bien étonnant donc à ce qu’une nouvelle étude prouve que désactiver son compte Facebook soit bon pour la santé. C’est en tout cas ce que préconisent des chercheurs des universités de New York et de Stanford qui se sont penchés sur l’impact que peut avoir cette application sur notre vie.

Pour mener à bien leurs recherches, ils ont pu compter sur la participation de 2 844 volontaires, qui ont tous dû désactiver leur compte Facebook pendant un mois. Tous ont également dû évaluer leur humeur et leurs ressentis au fur et à mesure de l’expérience. Résultat : un sevrage serait extrêmement bénéfique pour notre santé mentale, mais un peu moins pour notre conscience politique et sociale. Les effets d’une détox sont immédiats et nombreux : amélioration du bien-être, plus de temps passé en famille et entre amis… Problème : cela signifie également moins de temps passé à s’informer. Plus heureux oui, mais bien moins politisé.e et conscientisé.e. "Le fait de quitter Facebook a diminué de manière significative la polarisation des opinions sur les sujets politiques, et réduit l’exposition des sujets aux actualités polarisantes", expliquent les chercheurs. Et pour cause, les volontaires ont déclaré passer environ 15% de temps en moins à consommer de l’info sur leur smartphone. "Les participants avaient tendance à moins suivre les actualités politiques, et avait plus de mal à répondre correctement à des questions d’actualité purement factuelles", ont-ils conclu. Heureux mais très peu informé.e.s donc.

Stopper Facebook pendant un mois d’accord, et ensuite ? Les volontaires ont tous déclaré vouloir y consacrer moins de temps et sont même nombreux à avoir désinstallé l’application de leur smartphone. Quelques semaines après la fin de l’expérience, ils passaient en moyenne douze minutes de moins qu’avant par jour sur ce réseau social. Pourtant, neuf mois après cet essai, seuls 5% d’entre eux n’avaient toujours pas rouvert leur compte. A croire qu’on ne déconnecte pas aussi facilement. 

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