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Quand la Chine s’éveille à l’écologie par Tess Annest

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Publié le Mardi 13 Mars 2018

Alors qu’une étude américaine vient de démontrer que les émissions de particules fines avaient baissées de 32% en 4 ans en Chine, il semblerait que le pays ait fait de l’écologie une cause nationale. Sauvegarde des pandas, taxe écologique… 2018 serait-elle l’année de la révolution écolo chinoise ?

Bien qu’étant encore le plus gros pollueur mondial, la Chine est en passe de devenir l’un des pays les plus verts au monde. On vous l’accorde, ce n’est pas demain la veille, mais le chemin est déjà tout tracé. En tout cas, dans son discours d’ouverture du 19ème Congrès du Parti Communiste, le président chinois Xi Jinping a déclaré vouloir "davantage de produits écologiques de qualité afin de satisfaire les exigences croissantes de la population à vivre dans un environnement agréable". Des déclarations qui vont dans le sens de la politique de guerre contre la pollution, mise en place par le régime depuis 2013. Et cette ligne porte déjà ses fruits.

Vers la fin de l’énergie charbon et de l’importation des déchets
En juillet 2017, la République de Chine a annoncé vouloir interdire l’importation de 24 catégories de déchets. Plastiques, papiers et textiles sont donc désormais dans la ligne de mire du gouvernement. Fin 2017, la Chine a également décrété la fin du chauffage au charbon dans les régions du nord du pays. Un effort considérable pour un pays où 70% de l’énergie produite provient du charbon. De plus, dans le cadre des Accords de Paris, la Chine s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre à partir de 2030. Et elle a déjà bien entamé sa transition puisqu’elle est le premier pays producteur d’énergie solaire. Paradoxal, puisque elle est aussi le premier producteur mondial de gaz à effet de serre… Plus récemment, le pays s’est doté d’une nouvelle taxe écologique que les entreprises et institutions chinoises doivent payer selon leur niveau de pollution de l’eau et de l’air. Une avancée considérable quand on sait qu’encore aujourd’hui, 4000 personnes meurent quotidiennement des conséquences de la pollution en Chine.

La protection des animaux : une cause nationale
La Chine, que l’on ne s’attendait pas vraiment à voir briller dans ce domaine, s’est également engagée pour la défense des espèces animales en danger. Après avoir pris position contre le commerce d’ivoire sur son territoire en janvier dernier, la République Chinoise a également décidé de faire de la protection des pandas l’un de ses combats principaux. Dernièrement, le pays a annoncé la création d’un refuge pour ces ursidés, afin de préserver l’espèce et de favoriser sa reproduction, souvent difficile. Le parc devrait voir le jour d’ici cinq ans dans le Sichuan, région montagneuse du sud-ouest de la Chine où vivent près de 80% des pandas sauvages. Un éveil des consciences tardif, mais néanmoins efficace. Et pour ça, on dit bravo. 

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