Pour Snapchat, les violences conjugales subies par Rihanna, c’est vendeur Pour Snapchat, les violences conjugales subies par Rihanna, c’est vendeur

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Pour Snapchat, utiliser les violences conjugales subies par Rihanna, c’est vendeur par Laura Carreno-Müller

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Publié le Vendredi 16 Mars 2018

Après une mise à jour qui n’a pas fait l’unanimité, Snapchat fait un nouveau faux pas, bien plus grave, avec l’une de ses pubs proposant de gifler Rihanna ou de frapper Chris Brown… OKLM.

"Gifler Rihanna ou frapper Chris Brown" : c’est la superbe accroche qu’a choisi Snapchat pour la publicité d’un jeu nommé "Would You Rather ?" ("Tu préfères ?", ndlr). Une référence minable aux violences conjugales qu’a subies Rihanna, en 2009. On s’en souvient encore : en route pour la cérémonie des Grammy Awards, les tourtereaux se disputent dans leur voiture. Sous le coup de la colère (comme si ça excusait grand-chose) Chris Brown s'en prend physiquement à la chanteuse, qui se retrouve avec le visage tuméfié. Poursuivi pour coups et blessures, Chris Brown avait été condamné à (seulement) 180 jours de travaux d’intérêt général, alors qu’il encourait une peine de 5 ans de prison.

Remontée contre Snapchat pour cette publicité hautement déplacée, Riri a riposté. "Vous dépensez de l’argent pour animer quelque chose qui va volontairement se moquer des victimes de violences conjugales", a-t-elle balancé sur son compte, avant de faire un appel au boycott, le jeudi 15 mars 2018.

Pris en flag’, Snapchat a présenté ses excuses à travers un communiqué diffusé par l’AFP, affirmant que "la publicité a été examinée et approuvée par erreur [et] est en violation totale avec [leur] campagne publicitaire". Il n’empêche que derrière cette "erreur" se cache un employé normalement doté d’une conscience, comme le confirme le journaliste Will Oremus, dans les colonnes de Slate.

En France, selon un rapport du ministère de l’Intérieur datant de 2016, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son compagnon ou d’un ex-conjoint. Les survivantes, quant à elles, luttent contre les effets secondaires de la survie et souffrent notamment d'une perte de confiance, d'un syndrome de stress post-traumatique, de dépression ou de troubles du sommeil et de l’alimentation, selon l’association Solidarité femmes Loire-Atlantique. Comme quoi, coller son poing au visage d’une femme (dédicace à Bertrand Cantat), n’est pas aussi drôle que Snapchat tente de le faire croire.    

via GIPHY


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