Pour éviter l’espèce humaine, les animaux préfèrent vivre la nuit Pour éviter l’espèce humaine, les animaux préfèrent vivre la nuit

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Pour éviter les êtres humains, les animaux préfèrent vivre la nuit par Laura Carreno-Müller

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Publié le Lundi 18 Juin 2018

Une étude américaine vient de révéler que les animaux ont totalement changé leur mode de vie pour devenir de véritables noctambules. La raison : un quotidien perturbé par les habitudes des hommes.

Ça y est, on a traumatisé les animaux à tel point qu'ils auraient même décidé de vivre la nuit pour nous éviter, comme le révèle une étude américaine publiée dans la revue Science, le vendredi 15 juin 2018. Pour le prouver, les chercheurs ont synthétisé les données GPS de près de 80 enquêtes menées sur une soixantaine d’espèces de mammifères dans le monde. Ils ont ensuite comparé les comportements d’animaux vivant en présence des humains à ceux d’autres espèces qui ont la chance de ne pas les croiser. Résultat : "Un animal qui partage ses activités de manière égale entre le jour et la nuit va augmenter sa proportion d'activités nocturnes à 68% à proximité de perturbations", expliquent les chercheurs. Des perturbations comme la chasse ou encore l’expansion routière, qui entravent le quotidien de nos amis les animaux.
La vie nocturne a donc augmenté chez plusieurs espèces comme les ours bruns d’Alaska, dont l’activité de nuit est passée de 33% à 76%, à cause du tourisme en plein air, mais aussi chez les coyotes de Californie, les ours malais d’Indonésie, les sangliers vivant en zone périurbaine, et les léopards du Gabon, trop souvent chassés.

Et ces comportements pourraient même avoir un impact écologique, d’après les scientifiques, puisqu' avec un décalage total de leurs habitudes, les animaux peinent à se reproduire, ce qui impacte directement leur espérance de vie. "Les activités animales reflètent des millions d'années d'adaptation. Il est difficile de croire que nous pouvons simplement imposer à la nature de s'activer la nuit et s'attendre à ce qu'elle soit fonctionnelle et épanouie", commente Justin Brashares, un des auteurs de l’étude, auprès de l’Université de Berkeley. En apprenant récemment que les humains ont même été capables de réchauffer la Lune, on serait aussi tentés de les éviter....

 

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