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Pôle emploi : de nouvelles sanctions à l'encontre des chômeurs par Anthony De Pasquale

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Publié le Mercredi 2 Janvier 2019

D'après les décrets de la loi "avenir professionnel", publiés au journal officiel ce dimanche 30 décembre 2018, le contrôle des chômeurs va être durci, contrairement à ce qui avait été annoncé par le ministère du Travail en mars dernier.

Louper un rendez-vous avec son conseiller Pôle emploi ou ne pas rechercher activement d'emploi pourra être fatal. Selon le décret du 28 décembre 2018, relatif "aux droits et aux obligations des demandeurs d'emploi et au transfert du suivi de la recherche d'emploi", le contrôle des chômeurs va être durci en 2019, ou plutôt modifié par rapport aux sanctions présentées le 20 mars 2018.  

Radiation
Manquer un rendez-vous Pôle emploi par exemple, était jusqu'à présent sanctionné de deux mois de radiation avec interdiction de se réinscrire. Cette durée devait être réduite à quinze jours. Avec la mise en place du nouveau décret, ce sera finalement un mois de radiation, deux mois pour une absence à deux rendez-vous consécutifs et quatre mois au "troisième manquement" constaté. Ce contrôle devra s'exercer via un journal de bord numérique où les utilisateurs renseigneront chaque mois leurs actes de recherche d’emploi. Ce dispositif sera expérimenté pendant un an dans deux ou trois régions à partir de mi-2019. 

Suppression des allocations chômage
Par ailleurs, les chômeurs soupçonnés de ne pas rechercher activement un emploi ou d'avoir refusé à deux reprises deux "offres raisonnables d’emploi", pourront perdre leur allocation dès le premier avertissement. En mars pourtant, le gouvernement évoquait une suspension graduelle : un mois la première fois, deux mois la deuxième fois et quatre mois la troisième fois.

Invité sur le plateau de BFMTV ce 2 janvier 2019, Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT spectacle, rappelle qu'il ne faut pas faire d'amalgame et que "la triche, c'est 0,4%" des chômeurs. "Toutes les études montrent que les chômeurs cherchent du boulot et ces mesures sont un arsenal de plus pour les gens acceptent des petits boulots dégradés", précise-t-il. 


Sur CNEWS, la porte-parole des députés LREM, Aurore Bergé, a assumé ces sanctions plus lourdes pour les chômeurs, prônant "une logique de justice". Pour Aurore Bergé, ne pas assister à ces entretiens Pôle emploi et ne pas rechercher d'emploi est "une forme de non-respect du contrat avec la société, c'est donc logique qu'il puisse y avoir des sanctions", affirme-t-elle.

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