Plan santé : que propose le gouvernement ? Plan santé : que propose le gouvernement ?

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Plan santé : que propose le gouvernement ?

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Publié le Mardi 18 Septembre 2018

Emmanuel Macron a présenté officiellement ce 18 septembre 2018 le Plan Santé du gouvernement. Il se compose de 54 mesures pour réorganiser en profondeur le système de santé français. Quelles sont-elles ?

C’est la rentrée au gouvernement. Après le Plan Pauvreté ou le Plan Vélo, Emmanuel Macron a présenté au matin du 18 septembre le nouveau Plan Santé du quinquennat, appelé 'Ma Santé, 2022'. Il contient 54 mesures pour réformer le système de santé d’ici à 2022, des études de médecine à l’organisation de la médecine libérale et des hôpitaux. Avec un budget de 400 millions d’euros par an d’ici à 2022, le gouvernement entend apporter la plus grande réforme de santé depuis 1957. Mais que contient ce plan santé ? On détaille les mesures une par une.

Réformer les études de médecine
Jugé comme étant un "gâchis humain" par Agnès Buzyn, Ministre de la santé, le numerus clausus de la première année de médecine va être supprimé au plus tard 2020. Les QCM auxquels sont habitués les étudiants vont donc bientôt disparaître au profit de partiels comparables à ceux des autres filières. Il n’est pas question pour la ministre de supprimer la sélection, mais bien de "supprimer un système qui ne sélectionne pas sur les compétences et appétences". Oui, le film Première année sera presque obsolète d’ici deux ans.

Modifier l’organisation de la médecine libérale
Il faudra s’habituer à voir une deuxième personne dans le cabinet de notre médecin. Le gouvernement entend effectivement créer des postes d’assistants médicaux, à l’image des assistants dentaires, pour libérer les généralistes de la paperasse mais aussi pour le décharger d’actes assez simples comme prendre la température ou la tension. 4000 postes d’ici à 2022 devraient être financés par le gouvernement. Les médecins gagneront ainsi 25% à 30% sur leur temps médical. A plus large échelle, cela correspond à réaliser autant de travail que si l’on avait 2000 médecins supplémentaires. Pour bénéficier de ces assistants, les médecins devront cependant se réunir au sein de cabinets de groupes – encore comme votre cabinet dentaire – et augmenter leur nombre de patients.
Puis, pour gagner encore davantage de temps, la prise de rendez-vous se fera dorénavant systématiquement en ligne. Pas sûr que les plus âgés et les plus vulnérables soient en capacité de se connecter facilement pour obtenir une consultation. Et pour les urgences, c’est une toute autre histoire. Mais, ils pourront peut-être au moins se tourner vers l’un des 400 postes de médecins salariés qui vont être créés dans les déserts médicaux. Ces généralistes travailleront dans des centres hospitaliers de proximité ou des centres de santé. Un modèle qui attire, d’après le Monde, 63% des 8600 nouveaux inscrits au Conseil national de l’ordre des médecins en 2017 avaient choisi le salariat.
Enfin, le gouvernement mise sur la télémédecine pour assurer une permanence des soins. Depuis samedi 15 septembre, les téléconsultations sont remboursées par la Sécu. Tous les libéraux sont appelés à s’organiser ensemble pour créer un service d’urgence de jours, et ainsi désengorger les urgences à l’hôpital. Le but est d'encourager les malades à consulter avant de se déplacer à l'hôpital. Seule une petite partie des patients qui arrivent chaque jour aux urgences se fait hospitaliser.

Repenser l’organisation des hôpitaux
Cette refonte commence par créer un nouveau statut à celui de l’hôpital de proximité. Il s’agit de réorienter certaines activités pour faciliter le fonctionnement de services "de base". De nouvelles normes devraient être créées d’ici 2020 pour déplacer les services d’urgences, de réanimation, d’imagerie et de chirurgie mais aussi des maternités qui ne font pas assez d’actes chaque année, et certains pourraient même fermer. Les plus petits établissements devront, quant à eux, se concentrer sur la gériatrie, la rééducation, l'imagerie, la biologie et la télémédecine. Le but d’un tel changement ? Augmenter la qualité des soins pour le patient et son suivi. A cet égard, le gouvernement entend également mettre en place la tarification au parcours. C’est-à-dire qu’on abandonnerait progressivement la tarification à l’acte médical pour englober la pathologie même du malade à travers un forfait de soins. Cela devrait être mis en place dès 2019, pour ceux qui souffrent de diabète et d’insuffisance rénale chronique pour, à long terme, s’étendre à d’autres maladies.   

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