#Payetesrègles : des femmes réclament la gratuité des protections périodiques #Payetesrègles : des femmes réclament la gratuité des protections périodiques

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#Payetesrègles : des femmes réclament la gratuité des protections périodiques pour les plus démunies par Marine Decremps

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Publié le Mardi 6 Novembre 2018

Avec le hashtag #Payetesrègles sur Twitter ainsi qu’une pétition en ligne, des femmes réclament la gratuité des protections hygiéniques pour les personnes bénéficiant de la CMU.

18 euros par mois. C'est le prix des menstruations qu'Axelle de Sousa demande d'annuler pour les femmes ayant de petits revenus. Elle a adressé une pétition intitulée “Paie Tes Règles” sur le site Change.org pour relancer la question du coût des protections hygiéniques. Dans cette tribune, elle réclame la gratuité des produits hygiéniques pour les personnes les plus précaires, qui "bénéficient de la CMU", soit la couverture maladie universelle. Cette pétition adressée à Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, à Marlène Schiappa, Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations ainsi qu’à Emmanuel Macron a récolté à ce jour 1692 signatures sur les 2500 espérées. La journaliste Élise Thiébaut, autrice en 2017 du manifeste sur les règles “Ceci est mon sang”, a encouragé à signer la pétition sur Twitter: "On est assigné·es, on saigne, on va donc signer ! Bisous et solidarité".

#Payetesrègles
En parallèle a été lancé un hashtag encourageant les Internautes à dévoiler le prix qu’elles allouent à leurs périodes de règles. “On estime ce coût à environ 18 euros par mois mais il peut doubler ou tripler. Car il ne s’agit pas de compter uniquement les protections hygiéniques, mais également les antidouleurs qui sont nécessaires quand les règles sont insupportables, ou les sous-vêtements, vêtements ou linges de maison, ruinés par des fuites accidentelles”, précise Axelle de Sousa. Sur Twitter, les réactions fusent et les internautes font même des comparaisons avec la gratuité du papier toilette. D’ailleurs Axelle de Sousa souligne également dans son texte : “Cette année nous avons vu fleurir des urinoirs en France dans les rues, facilitant encore plus la vie des hommes dans l’espace public. Quand allons-nous nous intéresser aux besoins essentiels des femmes ?

Il y a trois ans, en France, l’Assemblée nationale a voté l’abaissement de la TVA de 20 % à 5,5 % sur les protections hygiéniques après une campagne impulsée par le collectif féministe Georgette Sand. En Belgique, la Chambre a approuvé cet été un projet de loi qui consacre la diminution de la taxe sur la "protection hygiénique intime". L’été dernier, c’est le gouvernement indien qui a cédé à la pression des activistes. Les autorités australiennes ont accepté, début octobre, d'abolir une taxe “tampon” sur certains produits d'hygiène féminine jugée sexiste. En France, toutefois, la mutuelle étudiante LMDE propose de rembourser 20 à 25 € par an aux adhérentes de la caisse.
Si Axelle de Sousa salue cette initiative, elle réclame aussi dans sa pétition de "la mise à disposition gratuite de protections hygiéniques dans toutes les toilettes publiques, dont les toilettes estampillées “hommes” afin que les personnes transgenres ou intersexes ne soient pas désavantagées."

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