Paris veut mettre fin aux spectacles d’animaux sauvages dans les cirques d’ici 2020 Paris veut mettre fin aux spectacles d’animaux sauvages dans les cirques d’ici 2020

News

Paris veut mettre fin aux spectacles d’animaux sauvages dans les cirques d’ici 2020

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

1 minute

Publié le Jeudi 14 Novembre 2019

Afin de lutter en faveur du bien-être animal, la ville de Paris ne souhaite plus donner aucune autorisation d’installation aux cirques qui présenteront des spectacles avec des animaux sauvages, dès 2020. La mesure a été présentée au Conseil de Paris et est actuellement en cours de validation.

Récemment une enquête menée par Opinionway révélait que deux tiers des Français étaient défavorables à la présence d’animaux dans les cirques. Si pour l’instant aucune décision n’a été prise en France en ce sens, la ville de Paris pourrait bien faire partie de ces premières communes à mettre le pied à l’étrier. Le 31 octobre, Pénélope Komitès, l’adjointe d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris chargée de la nature et de la biodiversité, annonçait qu’elle et son équipe allait soumettre un texte au Conseil de Paris visant à interdire fermement les spectacles d’animaux sauvages dans les cirques d’ici à 2022. Celui-ci est actuellement en cours de consultation et devrait être soumis au vote le 14 novembre 2019 pour un résultat rendu public le 15. 

Un projet qui a grandement été encouragé suite à un épisode dramatique survenu en 2017, où une tigresse s’était évadée du cirque Bormann Moreno dans le 15e arrondissement avant d’être abattue. Cette histoire avait créé des polémiques autour de la détention et de l’exploitation d’animaux au sein d’environnements qui ne sont pas les leurs, et de nombreux élus locaux étaient alors entrés en guerre contre les cirques. Toutefois comme aucune législation n’avait été appliqué au niveau national, aucune interdiction ou autre mesure concrète n’a pu être mise en place à Paris. 

Le problème c’est que cette mesure est loin de faire plaisir aux circassiens qui ont peur de voir leur business s’effondrer en retirant les animaux de leurs représentations. Pénélope Komitès l’a pourtant assuré : "l'idée n'est pas de mettre les professionnels sur la paille". La mairie s’engagerait alors dans une convention qui reste à signer, à soutenir financièrement des mesures de reconversion et l’achat de nouveaux matériels "à hauteur d'environ 50.000 euros par structure et par an" pour les circassiens en l’échange de l’arrêt de ces spectacles problématiques. Les animaux quant à eux devraient être placés à la retraite dans des refuges ou des zoo dédiés. 

Pour l’instant, seul le cirque Pinder a accepté cet accord proposé par la mairie, les cirques d'Hiver Bouglione et Arlette Gruss ont refusé en préférant ne pas commenter leur décision. Dans tous les cas, la ville de Paris prévient les réfractaires qu’elle a la possibilité de ne plus leur accorder d’autorisations d’occupation temporaire du domaine public, s’ils ne sont pas propriétaires de leurs locaux.

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires