Paris signe la fin des publicités sexistes

News

Paris signe la fin des publicités sexistes dans la capitale

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Publié le Jeudi 30 Mars 2017

Ce mardi 28 mars, le Conseil de Paris l’a décidé avec une nouvelle mesure : les publicités sexistes et discriminatoires c’est fini. Par ce geste, la capitale entend bien ouvrir la voie au niveau national.

Libérée, délivrée, des publicités sexistes et discriminatoires. Ce mardi, à l’occasion d’un nouveau contrat accordant à JCDecaux la totalité du mobilier urbain de la capitale, le Conseil de Paris a tenu à y ajouter quelques mesures restrictives. Le concessionnaire s’engage ainsi à "veiller à ce qu’aucune publicité à caractère sexiste ou discriminatoire ne soit diffusée sur le réseau municipal d’affichage", explique la mairie de Paris dans un communiqué.

La ville de Paris a donc décidé de réagir à la manière de Londres et Genève qui ont déjà mis en place des systèmes comparables en 2016. Mais l’ambition de la capitale Française va bien plus loin, puisqu’elle espère par cet amendement montrer le chemin au pays tout entier. "Paris montre la voie en décidant d’actionner tous les leviers en sa possession pour empêcher la diffusion, la promotion et la valorisation d’images dégradantes pour certaines catégories de citoyens", souligne la maire de Paris, Anne Hidalgo, dans le texte. 

Cette clause, c’est au département de l'égalité femmes hommes et de la lutte contre les discriminations qu’on la doit. Le texte prévoit que JCDecaux prenne en compte les attentes des associations qui luttent contre les stéréotypes discriminatoires. Le concessionnaire n’a donc plus le choix, il doit éviter toute publicité "cautionnant toute forme de discrimination fondée sur l’origine ethnique, l’origine nationale, la religion, le sexe ou l’âge ou portant atteinte à la dignité humaine". Contactée par le magazine l’Obs, Fatima Benomar fondatrice et co-porte parole de l’association efFRONTé-e-s a confié : "On n'hésitera donc pas à frapper deux fois plus fort si de nouvelles affiches scandaleuses se retrouvent un matin dans la rue."

Maylis Casse

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptés à vos centres d’intérêts, dans le respect de notre politique de confidentialité. Cliquez ici pour en savoir plus