"Mini-Daesh", l'émission qui fait polémique en Egypte

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"Mini-Daesh" ou la caméra cachée la moins drôle de l'année

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Publié le Vendredi 17 Juin 2016

"Mini-Daesh". C'est le nom d'une émission qui a récemment vu le jour en Egypte. Le concept ? En caméra cachée, on fait croire à quelqu'un qu'il est victime d'un kidnapping par des membres du groupe terroriste.

Oui, oui, vous avez bien lu. Si on se demandait jusqu'où pouvait aller les émissions télés, on ne pensait pas que ça serait aussi glauque. Mini-Daech est une série d'émissions réalisées par Muhammad Al-Rashidi, le concept ? Plusieurs caméras cachées sont disposées dans un endroit inconnu où l'on ramène, le plus souvent, une personnalité à qui l'on fait croire qu'elle est invitée à prendre part à des actions de bienfaisance. Tout va bien, jusqu'au moment où déboulent un groupe de terroristes se revendiquant de Daesh. S'ensuit un kidnapping sur fond de terreur, panique, cris et armes à feux

Sur cette vidéo, c'est l'actrice égyptienne Heba Magdy qui a été victime du mauvais goût des producteurs. Alors qu'elle se retrouve dans un luxueux appartement, un groupe de faux djihadistes débarque, armé. Il la menace, l'intimide, des coups de feu sont tirés. La jeune femme appeurée, pleure, hurle, pensant qu'il s'agit d'un vrai kidnapping. Un des faux djihadiste tente de lui nouer une fausse ceinture d'explosifs autour de la taille. L'effroi d'Heba est le plus total et on comprend pourquoi. A la fin de la vidéo, de fausses sirènes de police retentissent et signent la fin de la mascarade. Tout le monde rigole sauf... La victime, encore sous le choc. L'actrice égyptienne est très peu amusée par cette "blague". Normal.

Si le réalisateur considère son émission comme "humoristique", ce n'est pas le cas de tout le monde. Un groupe de parlementaires a demandé l'interdiction de l'émission au premier ministre égyptien. Mustafa Bakri, un député du parlement, a déclaré au Jerusalem Post que de telles émissions ne devaient pas être diffusées à la télévision et qu'elles "peuvent nuire à la réputation de la société égyptienne" et "offrent de la propagande gratuite pour Daesh, en promouvant des actes criminels comme si c'était normal.". 

Léa Lestage

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