Mark Zuckerberg estime que Facebook "a trop de pouvoir en matière d’expression" Mark Zuckerberg estime que Facebook "a trop de pouvoir en matière d’expression"

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Mark Zuckerberg estime que Facebook "a trop de pouvoir en matière d’expression" par Tess Annest

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Publié le Dimanche 31 Mars 2019

Après le tollé provoqué par l’utilisation du Live Facebook par le terroriste de Christchurch en Nouvelle-Zélande, Mark Zuckerberg prend enfin la parole. Dans une tribune publiée dans le JDD, il revient sur le pouvoir de son réseau social et appelle les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités.

Tentatives d'influences étrangères pendant les élections, inquiétude concernant la diffusion des données personnelles et, plus récemment, utilisation de la fonction live du réseau par le terroriste de Christchurch (Nouvelle-Zélande), Facebook n’en est pas à sa première polémique. Pourtant, son patron et fondateur, Mark Zuckerberg, était jusqu'alors resté silencieux. Ce dimanche 31 mars 2019, il sort du silence en publiant une tribune commune dans le JDD, le Washington Post, le Frankfurter Allgemeine Zeitung et le Sunday Independent. L’occasion pour lui de revenir sur quatre domaines majeurs : les contenus violents et haineux, l'intégrité des élections, la protection de la vie privée des utilisateurs et la portabilité des données. Quatre secteurs primordiaux auxquels, selon lui, les pouvoirs publics devraient porter plus d’attention. Le PDG estime qu’il est grand temps que les décideurs prennent la situation en main afin de réguler Internet. "Je suis convaincu que les gouvernements et les régulateurs doivent jouer un rôle plus actif", écrit-il avant de préciser : "Les décideurs publics me disent souvent que nous avons trop de pouvoir en matière d’expression. Franchement, je suis d’accord. J’en viens à croire que nous ne devrions pas prendre de telles décisions tous seuls". Et pour répondre à ce besoin, il propose la mise en place d'"organismes tiers" dont le rôle serait de "définir des standards sur la diffusion des contenus violents et haineux et d'évaluer les entreprises sur la base de ces standards"

Sur la question de la protection des données, Mark Zuckerberg considère que "personne n’attend des entreprises qu’elles répondent seules à ces enjeux", et que d'avantage de pays devraient s’inspirer du Règlement européen de protection des données (RGPD) car "pour être efficace, la protection de la vie privée et des données personnelles nécessite un cadre harmonisé à l'échelle mondiale". Cette législation, entrée en vigueur le 25 mai 2018, instaure des amendes pour les entreprises ne respectant pas la vie privée des utilisateurs. Quant à la diffusion de contenus haineux sur la Toile, le patron rappelle que "Facebook publie déjà des rapports de transparence sur le retrait des contenus violents et haineux". "J’estime que toutes les grandes entreprises du numérique devraient le faire tous les trimestres, car c'est aussi important que publier les rapports financiers", affirme-t-il. 

Pour conclure sur une note positive, Mark Zuckerberg rappelle que les "règles régissant Internet ont permis à une génération d'entrepreneurs de créer des services, qui ont changé le monde et créé beaucoup de valeur dans la vie des gens". Règles qu’il serait grand temps "d’actualiser afin de définir clairement les responsabilités des personnes, des entreprises et des gouvernements". La messe est dite. 

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