"Marche pour la vie" : des féministes se mobilisent contre les anti-IVG "Marche pour la vie" : des féministes se mobilisent contre les anti-IVG

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"Marche pour la vie" : des féministes se mobilisent contre les anti-IVG

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Publié le Mercredi 9 Janvier 2019

Le 20 janvier 2019, à Paris, se tiendra la treizième "Marche pour la vie" – en réalité, une manifestation contre l'IVG. Des féministes organisent un contre-rassemblement, pour rappeler que ce droit n’est pas négociable.

"Contre la marche de la mort, venez marcher pour la vie !" C’est avec ce slogan que le collectif d’associations de la "Marche pour la vie" appelle les Français.e.s à se mobiliser le samedi 20 janvier prochain, à Paris. Avec un objectif clair : revenir sur le droit à l’IVG, cheval de bataille des associations catholiques réactionnaires qui composent le mouvement (Renaissance Catholique, Les Eveilleurs d’Espérance, Les Survivants…). Le mot d’ordre de cette treizième marche annuelle ? Défendre la clause de conscience des professionnels de santé, qui avait été l’objet d’un débat houleux en septembre 2018. Suite à la décision d’un hôpital de la Sarthe de ne plus pratiquer les interruptions volontaires de grossesse, une proposition de loi avait été déposée afin d’abroger cette clause, qui permet au corps médical de refuser aux personnes enceintes l’accès à ce droit.

C’est justement pour le défendre que le collectif féministe Witch Bloc Paris a appelé à se mobiliser le même jour dans la capitale. Une "riposte" dont les revendication ont été annoncées dans un post Facebook : "pour que l’avortement reste un droit, accessible à toustes, librement, gratuitement et facilement. Pour que ce droit soit étendu partout. Pour que des moyens financiers soient donnés aux organismes et structures qui pratiquent des IVG. Pour que les personnels médicaux soient formés dès le début de leurs études aux techniques d’avortement et à l’accompagnement des personnes qui y ont recours. Pour que des campagnes de prévention et d’information à la santé sexuelle et à la contraception soient largement diffusées, et pour qu’elles prennent en compte les variétés de pratiques, sexualités, identités et situations de vie. Et enfin pour que la clause de conscience spécifique à l’IVG soit définitivement supprimée du droit français."

Un moyen de ne pas laisser la place aux mouvements réactionnaires, qui trustent actuellement l’espace public et médiatique. Au début du mois, La Manif Pour Tous avait ainsi spammé la consultation en ligne du Conseil économique et social, lancée pour analyser les revendication des Gilets Jaunes, au point que l'abrogation du Mariage pour tous était artificiellement arrivée en tête des demandes. Dans le même temps, des groupuscules tentaient d’imposer les thèmes de l’IVG, du Mariage pour tous ou encore de la peine de mort dans le Grand débat national, consultation citoyenne qui se tiendra à partir du 15 janvier 2019. Le gouvernement a précisé ce 9 janvier que ces questions de droits humains n’étaient pas sujets à débat. 

C.C-M.

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