Ligue du LOL : pourquoi l’article de "Libération" est une aberration Ligue du LOL : pourquoi l’article de "Libération" est une aberration

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Ligue du LOL : pourquoi l’article de "Libération" est une aberration

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Publié le Samedi 9 Février 2019

Trop longtemps méconnus du grand public, la Ligue du LOL et ses agissements sont en train d’être percés à jour. Pourtant, "Libération" a jugé bon de se questionner sur le caractère véridique de ces actes de harcèlement. Une honte qui, en plus de donner la parole à ceux qui avouent eux-mêmes avoir dépassé les bornes, discrédite celle des victimes.

La Ligue du LOL. Pour beaucoup, ce nom n’évoquait rien il y a encore 24 heures. Née en 2008 dans les méandres de Facebook, elle a été créée par Vincent Glad, un journaliste de Libération. Elle était le repère d’une trentaine de Parisiens, tous gravitant autour du journalisme, qui se définissaient tous comme les "plus grands talents de Twitter". Bêtes mais pas encore méchants. Mais il n’a pas fallu longtemps à cette bande pour virer misogyne, raciste, grossophobe et homophobe. Depuis 2010, des soupçons de cyber-harcèlement planent sur cette elle. Et ils sont justifiés. Pour bon nombre de femmes, toutes impliquées de près ou de loin dans le milieu, cette Ligue du LOL, n’est autre qu’une bande de journalistes malveillants "avec pour cibles des féministes, des personnes LGBTQI+ et racisées", et que beaucoup craignent par peur de perdre leur job. Des hommes qui ont harcelé des femmes et des féministes pendant plusieurs années sans jamais être inquiétés. Et dont les actes ont depuis été mis sous le tapis, certains ayant même réussi à obtenir des postes à responsabilités dans le milieu, voire pire, à se faire passer pour féministes. Privilèges d’une société profondément misogyne.

Malgré tout, dans un article publié sur son site web le 8 février 2019, "Libération" se pose encore la question : La Ligue du LOL a-t-elle vraiment existé et harcelé des féministes sur les réseaux sociaux ?. Et au journal de laisser la parole à ceux qui ont fait, ou font encore, partie de cette Ligue du LOL. Justifications en tous genres, excuses du bout des lèvres… leur parole y est libre, mais celle des victimes elle, y est totalement discréditée. Et les méthodes employées laissent perplexes. Sur Twitter, une femme explique par exemple qu’alors qu’elle ne voulait pas que son nom et ses tweets soient utilisés, ses mots ont tout de même été repris sans scrupules.

Depuis quelques heures, des victimes dénoncent des faits précis sur les réseaux sociaux, et des noms tombent. Mais le travail de recherche est difficile, les principaux concernés ayant d’ores et déjà supprimé leurs tweets les plus problématiques. Certains tentent de se justifier en mettant ces (cyber)agressions sur le compte de la bêtise. D’autres parlent d’une époque qui aurait changé. Dans l’article de Libération, Vincent Glad, qui fait d’ailleurs encore partie de la bande, s’explique : "Nous étions influents, et c’est vrai que si on critiquait quelqu’un, ça pouvait prendre beaucoup d’ampleur. Il y avait beaucoup de fascination autour de nous, on était un peu les caïds de Twitter. Il y a une part de vrai là-dedans, une part de gens qui ont pu se sentir légitimement harcelés. Mais il y a aussi une grosse part de fantasme. On nous a un peu attribué tous les malheurs d’Internet". Mais comme l’exprime très bien Nadia Daam dans un de ses tweets, "être harcelée en 2012 et en 2018, c’est pareil". Alors oui Libération, la Ligue du LOL a existé, oui elle existe encore et oui, les masques doivent tomber. Rapidement. 

 

T.A et C.C-M

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