Les substances toxiques contenues dans les protections hygiéniques seraient sans risque sur la santé Les substances toxiques contenues dans les protections hygiéniques seraient sans risque sur la santé

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Les substances toxiques contenues dans les protections hygiéniques seraient sans risque sur la santé par Anne Lods

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Publié le Vendredi 20 Juillet 2018

L’Agence de sécurité sanitaire a analysé la composition des protections hygiéniques. Selon le rapport sorti le 19 juillet 2018, même s’il y a bien des substances toxiques dans nos serviettes et autres protège-slips, elles ne présenteraient aucun risque pour la santé.

En 2015, un mannequin américain se faisait amputer la jambe gauche, après avoir fait un choc toxique. La cause ? Elle portait un tampon. Cette histoire a ouvert un grand débat en France sur la composition de nos serviettes et tampons hygiéniques et leur incidence sur notre santé. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a donc été saisie par les ministères de la Santé et de l’Economie en 2016. Les conclusions de l’étude ont été rendues publiques ce jeudi 19 juillet 2018 et, d’après elles, malgré la présence de produits chimiques et perturbateurs endocriniens dans les protections hygiéniques, il n’y aurait aucun risque sur la santé.

Dans nos serviettes, tampons et protège-slips, l’étude a mis en évidence la présence de produits potentiellement cancérogènes, mutagènes (qui provoquent des mutations) et reprotoxiques (qui peuvent altérer la fertilité) comme le glyphosate, et d’autres pesticides, par ailleurs interdits en France, comme le lindane ou le quintozène. Alors comment expliquer qu’ils soient utilisés s’ils ne sont pas autorisés dans le pays ? D’après le professeur Gérard Lafargue, qui a piloté l’étude, c’est un problème lié aux matières premières. "Le coton utilisé a pu être traité, a-t-il expliqué sur Franceinfo. Et puis, il y a d'autres substances qui se forment dans le processus de fabrication de ces protections intimes. Des procédés de blanchiment peuvent parfois utiliser des agents chlorés". L’Anses confirme néanmoins que ces produits ne peuvent pas être responsables des syndromes de chocs toxiques car ils sont utilisés en trop faible quantité pour présenter un risque. En ce qui concerne les coupes menstruelles, l’étude montre qu’elles sont majoritairement fabriquées à base de silicone de qualité médicale, et seulement certaines d’entre elles contiennent des phtalates. Enfin, les tampons bio contiendraient forcément moins de pesticides, mais sont fabriqués à base de colle ou d’additifs qui seraient contaminés par des phtalates ou des hydrocarbures.

L’Anses recommande donc aux fournisseurs d’améliorer la qualité des matières premières utilisées et de revoir certains procédés de fabrication. Elle demande également à ce qu’il y ait un cadre réglementaire plus restrictif au niveau européen. "Aujourd’hui, on ne peut garantir l’absence de produit chimique dans aucun produit" a précisé Gérard Lafargue. Et qu’on se rassure, le peu de produits toxiques présents dans nos serviettes hygiéniques n’ont pas de lien avec les syndromes de choc toxique (SCT). Ce qui les déclenche, c’est une mauvaise utilisation des protections : un tampon gardé trop longtemps, des mains non-lavées avant de le changer… Et à ce sujet, l’Anses demande à ce que des indications claires et relatives au SCT soient mises en avant sur les emballages et les notices d’utilisation des tampons et des coupes menstruelles, pour éviter tout problème. 

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