Les jeunes LGBTQ+ sont plus sujets à la dépression que les hétérosexuels Les jeunes LGBTQ+ sont plus sujets à la dépression que les hétérosexuels

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Les jeunes LGBTQ+ sont plus sujets à la dépression que les hétérosexuels par Tess Annest

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Publié le Dimanche 16 Décembre 2018

Selon une récente étude britannique, les adolescents LGBTQ+ seraient plus enclins à la dépression que les jeunes hétérosexuels. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : ils sont dix fois plus nombreux à être suivis pour ce genre de maladie. Quelques explications.

Ce n’est pas la première fois que les scientifiques se penchent sur la question de la santé mentale des minorités sexuelles, c’est-à-dire des gays, des lesbiennes, des bis et de toutes les personnes qui ne se considèrent pas comme hétérosexuels. Et à chaque fois, les résultats sont les-mêmes : les personnes appartenant à la communauté LGBTQ+ sont plus sujets à la dépression et à l’auto-mutilation. Pourtant, jamais les chercheurs n’avaient encore regardé du côté des adolescents. C’est désormais chose faite : une étude publiée dans la revue The Lancet Child and Adolescent Health le 11 décembre dernier, et réalisée sur un panel de 5 000 adolescents tous âgés de 11 à 21 ans, prouve clairement que les jeunes qui ne considèrent pas hétérosexuels sont beaucoup plus enclins à la dépression. Ainsi, les risques sont dix fois plus élevés au sein de cette minorité sexuelle. Plus grave encore, au cours de leur enquête, les scientifiques se sont rendus compte que les adolescents LGBTQ+ avaient quatre fois plus tendance à s’auto-mutiler. 

Des risques qui, selon eux, sont dus à un manque évident de modèles, de mentors et de repères pour ces jeunes qui, pour la plupart, attendent l’âge de 16 ans pour parler de leur sexualité. Ils préconisent donc la mise en place rapide d’interventions de spécialistes dans les écoles, et ce dès le collège. Pourvu qu’ils soient entendus rapidement. 

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