Les Argentins se font débaptiser pour protester après le rejet de la légalisation de l’IVG Les Argentins se font débaptiser pour protester après le rejet de la légalisation de l’IVG

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Les Argentins se font débaptiser pour protester après le rejet de la légalisation de l’IVG par Anne Lods

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Publié le Mardi 21 Août 2018

L’Argentine abandonnait le projet de légalisation de l’IVG le 9 août dernier. Quelques jours après, des centaines d’Argentins ont décidé de se faire débaptiser. Un geste de protestation pour réclamer la séparation de l’Etat et de l’Eglise dans le pays.

Le 9 août dernier, le Sénat argentin abandonnait le projet de légalisation de l’IVG, alors qu’il avait été validé par les députés quelques semaines auparavant. Un retour en arrière qui a révolté les associations féministes et pro-IVG, et pas seulement. De nombreux citoyens argentins qui luttent notamment pour un Etat laïc ont en effet décidé de s’élever aux côtés des foulards verts, pour protester contre la proximité de l’Eglise et de l’Etat dans le pays. L’Eglise a en effet pesé lourd sur la décision finale du Sénat argentin. Et leur acte de rébellion n’est pas innocent : ils se font débaptiser, renonçant ainsi à la religion catholique, aux idées qu’elle véhicule et réclamant le droit de choisir ce qui est bon pour eux et leur corps. Cette apostasie collective est un acte politique fort. Ils sont pour l’instant quelque 2500 à avoir rejeté leur religion, après, simplement, avoir signé un formulaire. 

Aujourd'hui, 21 août 2018, le pouvoir exécutif doit présenter au Congrès une réforme pénale concernant l'IVG. Si elle passe, l'avortement restera un délit, uniquement autorisé pour les femmes ayant été violées ou si la grossesse présente un danger pour la mère ou pour l'enfant. Les médecins ne seront plus punis s'ils avortent une femme qui risque sa vie en étant enceinte. Ils risquaient jusqu'alors six ans de prison. Les femmes qui avortent, quant à elles, pourront prendre jusqu'à trois ans de prison au lieu de quatre.  Autant dire que ça ne change rien sur le papier. Il va falloir attendre jusqu'à 2020 pour espérer voir passer la loi. L'année 2019 est une année électorale et il y a peu de chance que la loi soit représentée au Sénat à cette période.

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