Le gouvernement a mis en place une charte pour lutter contre les stéréotypes de genre dans l’univers des jouets Le gouvernement a mis en place une charte pour lutter contre les stéréotypes de genre dans l’univers des jouets

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Le gouvernement a mis en place une charte pour lutter contre les stéréotypes de genre dans l’univers des jouets par Pierre-Guillaume Ligdamis

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Publié le Mercredi 25 Septembre 2019

Alors que les fêtes de Noël pointent le bout de leur nez, le gouvernement et les acteurs du secteur du jouet ont signé une nouvelle charte qui vise à lutter contre les stéréotypes de genre encore très présents dans les catalogues, sur Internet ou dans les publicités.

Ce n’est qu’une question de jours avant que les jouets commencent à envahir les rayons des magasins spécialisés ou des grandes surfaces.  Et si jusqu’à lors les espaces filles et garçons étaient bien distincts, cette année les choses promettent enfin de changer avec la mise en place d’une nouvelle charte qui appelle à davantage de mixité. Etablie par Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances et signée le mardi 24 septembre 2019 par tous les acteurs du secteur de jouet, comme les industriels, les distributeurs, les annonceurs ou les associations, cette "charte pour une représentation mixte des jouets" a pour objectif de mettre fin aux stéréotypes de genre très présents dans l’univers des jouets. Ceux-ci demeurent encore bien souvent segmentés par des appellations, des visuels ou des codes couleurs. La poupée rose ou l’aspirateur factice pour la fille et la voiture bleu ou le kit du mécanicien pour le garçon, autant d’images qui continuent à alimenter des préjugés rétrogrades et parfois même misogynes
"Ces stéréotypes peuvent avoir pour effet d’exclure les filles des jouets à dominante scientifique et de les cantonner à des univers domestiques, ce qui ne favorise pas leur identification aux études ou aux carrières scientifiques" explique notamment Agnès Pannier-Runacher tout en regrettant que la première question posée dans un magasin soit : “est-ce que c’est pour une petite fille ou un petit garçon?”

A quoi va servir cette charte ? 
Concrètement, la charte se présente sous la forme d’un document qui liste 34 engagements à respecter et qui récapitule en plusieurs étapes (création, publication, distribution et communication) toutes les bonnes pratiques à appliquer et celles au contraire qu’il va falloir changer. Comme l’explique Christophe Salmon, secrétaire général de la Fédération française des industries du jouet-puériculture, des changements devront donc être opérés au niveau des packagings afin qu'ils soient moins excluants, en privilégiant des fonds et des couleurs neutres, mais aussi au niveau des notices ou des descriptions où il est préconisé de faire usage de formulations telles que : "pour faire comme les grands" au lieu de "pour faire comme maman" dans le cas d’un kit de ménage par exemple. 
Le gouvernement demande aussi à ce que la catégorisation jouets filles ou garçons soit supprimée, que ce soit dans les magasins ou sur internet, tout en précisant que des formations seront mises en place également auprès des commerçants afin qu'ils modifient leur approche face aux clients.
En mettant fin à ce cloisonnement, le gouvernement espère que cela permettra à "chaque enfant de développer ses aptitudes, éveiller sa curiosité et gagner confiance en lui". Les signataires de la charte prévoient de se réunir à nouveau au mois de mars 2020 pour refaire un point d’étape et tirer un premier bilan.
 

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