Reconnaissance faciale : la France devient le premier pays d’Europe à l'utiliser Reconnaissance faciale : la France devient le premier pays d’Europe à l'utiliser

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La France devient le premier pays d’Europe à utiliser la reconnaissance faciale

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Publié le Lundi 14 Octobre 2019

En novembre 2019, La France devrait être le premier pays européen à utiliser la reconnaissance faciale pour accéder aux services publics en ligne. Une mesure déjà controversée.

Accéder à ses impôts en ligne en utilisant non pas avec un mot de passe mais une photo de son visage sera bientôt possible. Selon le magazine Bloomberg, le gouvernement d’Edouard Philippe va déployer un programme de reconnaissance faciale baptisé ALICEM (Authentification en ligne certifié sur mobile). Installé sur le téléphone, l’application vérifie l’identité de la personne d’abord en scannant la photo biométrique d’un passeport électronique, puis, en la comparant à son visage apparaissant sur la caméra du smartphone. Et ça grâce à une vidéo où l’usager devra exécuter plusieurs expressions faciales sous différents angles… Une fois l’identité authentifiée, l’utilisateur peut accéder aux services publics en ligne sans aucun justificatif d’authentification supplémentaire. Après une période de tests qui a duré 6 mois ALICEM devrait être disponible en novembre 2019. Elle permettra de se connecter aux services publics en ligne comme les impôts ou la Caisse d’allocations familiales.

Cependant, la mise en place de ce système demeure controversée. Dès le mois de juillet, l’association Quadrature du Net, qui défend les droits et libertés des citoyens sur Internet, a lancé un recours devant le Conseil d’Etat. "À l’heure où les expérimentations de reconnaissance faciale se multiplient sans qu’aucune analyse ne soit réalisée sur les conséquences d’un tel dispositif pour notre société et nos libertés [...] le gouvernement français cherche au contraire à l’imposer à tous les citoyens via des outils d’identification numérique », est-il expliqué sur le site de l’organisation. L’association a également rappelé que le Règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) "a posé un principe d’interdiction de traitement des données biométriques". Le 18 octobre 2018, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) chargée de la protection des données en France a publié une délibération dans laquelle des doutes sur la sécurité de ce dispositif sont évoqués : "La mobilisation du consentement [...] soulève des interrogations" étant donné que celle-ci est soumise au traitement des données biométriques.

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