Homophobie : une proposition de loi contre les thérapies de conversion annoncée pour 2020 Homophobie : une proposition de loi contre les thérapies de conversion annoncée pour 2020

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Homophobie : une proposition de loi contre les thérapies de conversion annoncée pour 2020 par Tess Annest

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Publié le Mercredi 9 Octobre 2019

Aux États-Unis, la pratique est connue de tous. Mais en France, les thérapies de conversion se font dans l’ombre et le nombre de victimes est difficile à déterminer. Une députée s’attaque pourtant au problème. Elle devrait faire une proposition de loi d’ici 2020.

La thérapie de conversion pour les homosexuel.le.s est une pratique moyenâgeuse qui perdure, même en France. Et si elle est affichée aux yeux de tous aux États-Unis où des institutions sont officiellement reconnues pour leurs "bienfaits", en France, elle reste tue. Pourtant, elle existe dans tous les milieux religieux et prétend "guérir" de l’homosexualité. Pire : ces stages continuent de s’implanter discrètement dans l'Hexagone mais ils sont si dissimulés que même les associations ont du mal à établir des chiffres exactes. On ne connaît donc pas le nombre exact de victimes. Difficile aussi d’obtenir des informations sur le sujet. Deux journalistes, Jean-Loup Adénor et Timothée de Rauglaudre, se sont donc penchés sur le sujet et sortiront, le 9 octobre 2019, Dieu est amour, un livre dans lequel ils décrivent les séminaires, les réunions ou encore les thérapies individuelles.

Pour faire face à ces thérapies de reconversion et à un manque d’informations certain, la députée La République En Marche Laurence Vanceunebrock-Mialon, qui estime avoir désormais "suffisamment de matière pour prouver qu’il y a un sujet en France", a fait une proposition de loi pour faire interdire ces pratiques déjà proscrites dans d’autres pays. C’est d’ailleurs le cas à Malte depuis 2016. Pour le moment, elle prévoit 30 000 euros d’amende et deux ans d’emprisonnement pour les organisateur.trice.s et devrait être déposée au printemps 2020 (si personne ne se met en travers de son chemin d’ici là). Les auditions avec le Conseil national de l'ordre des médecins, la Dilcrah (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT) et la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) ont commencé en septembre 2019 mais les experts sont encore en manque de témoignages.

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