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Harcèlement sexuel : les hommes sous-estiment les violences faites aux femmes par Anthony De Pasquale

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Publié le Vendredi 7 Décembre 2018

Un nouveau sondage Ipsos, réalisé un an après la campagne #MeToo, révèle que les hommes sont très loins d'imaginer le nombre de violences que subissent les femmes à travers le monde.

Suite à la campagne #MeToo, visant à dénoncer les violences faites aux femmes, l'institut de sondage Ipsos Mori a interrogé plusieurs personnes à travers l'Europe et les Etats-Unis sur cette question : "selon vous, sur cent femmes vivant dans votre pays, combien d'entre elles ont déjà été victimes d'une quelconque forme d'harcèlement sexuel depuis l'âge de 15 ans ?". Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'écart entre les réponses et la réalité est énorme. 
En France par exemple, les hommes interrogés estimaient que 41% des femmes avaient déjà été harcelées au moins une fois dans leur vie, alors qu'en réalité, cela est déjà arrivé aux trois-quarts d'entre elles. En octobre dernier, Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité femmes-hommes, a annoncé cinq mesures pour lutter contre ce fléau. Parmis ces dernières, le lancement d'une plateforme de signalement en ligne des violences sexistes et sexuelles, un numéro d’écoute national destiné aux femmes victimes de violences, ou encore une campagne TV en direction des témoins.
C'est au Danemark que les hommes sont les plus éloignés de la vérité. Si en 2012, 80% des femmes avaient déclaré avoir été victimes d'harcèlement sexuel, la réponse moyenne des hommes danois est de seulement 31%.
Aux Etats-Unis, l'écart est similaire. Alors que 81% des femmes ont été agressées, les hommes pensaient que cela concernait 44% d'entre elles. 
"Cette enquête qui intervient un an après #MeToo, montre que le problème est sérieux et qu'il faut le traiter de manière sérieuse", explique Laura Bates, une écrivaine féministe, au quotidien britannique "The Guardian". En 2011, elle a lancé le Everyday Sexism Project, un site web qui recence les témoignages de femmes victimes d'agressions. En France par exemple, le blog "Paye ta Shnek", fondé par Anaïs Bourdet, permet aux femmes victimes de harcèlement de rue de s'exprimer. 

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