Frappée par son agresseur, elle prouve qu’après #MeToo, le chemin est encore long Frappée par son agresseur, elle prouve qu’après #MeToo, le chemin est encore long

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Frappée par son agresseur, elle prouve qu’après #MeToo, le chemin est encore long par Tess Annest

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Publié le Dimanche 29 Juillet 2018

Le 25 juillet dernier, Marie Laguerre, une étudiante de 22 ans, dépose plainte après s’être fait insultée et giflée par un homme en plein Paris. Une agression filmée dont elle n’a pas hésité à partager les images sur les réseaux sociaux. Et qui nous prouve que même après #MeToo, les mentalités n’ont pas évolué.

Mise à jour du 30/07/2018 : La réponse de Marlène Schiappa à l’agression de Marie Laguerre le 25 juillet dernier à Paris ne s’est pas fait attendre. Un jour seulement après la publication des images de vidéosurveillance montrant un homme giflant violemment cette jeune femme en pleine rue, la secrétaire d’État chargée de l’Egalité femmes-hommes a annoncé que les "les premières amendes contre le harcèlement de rue seraient mises à l’automne". Dans un entretien accordé au Parisien, elle rappelle que "l’enjeu est grave". Avant d’ajouter : "c’est celui de la liberté des femmes de circuler librement dans l’espace public. La réponse politique doit être forte et elle l’est. Car, enfin, pour la première fois en France, on va verbaliser le harcèlement de rue". On espère que les mesures prises seront à la hauteur des promesses du gouvernement.

Il est environ 18h30 quand Marie Laguerre rentre chez elle dans le 19ème arrondissement de Paris. Sur sa route, elle croise un homme qui l’agresse verbalement et la frappe au visage. Dans un long commentaire qui accompagne la vidéo de l’altercation, la jeune femme, qui apparaît en robe rouge sur les images, détaille minutieusement les faits. Et ils sont horrifiants. "J'ai croisé un homme. Il s'est permis de m'adresser des bruits/commentaires/sifflements/coup de langue sales, de manière humiliante et provocante à mon passage" écrit-elle. "Pas de chance, c’était pas le premier de la journée et j’étais fatiguée. J’ai donc lâché un 'ta gueule' en traçant ma route (…) je ne tolère pas ce genre de comportement. Je ne peux pas me taire et nous ne devons plus nous taire" conclut l’étudiante. Problème : cette riposte ne plaît pas du tout à son agresseur qui lui lance violemment un cendrier. Mais il rate sa cible et s’emporte fortement. Il s’approche de Marie, qui ne semble pas du tout se laisser faire, avant de lui donner une gifle brutale. Choquée, la jeune femme rentre chez elle avant de se rendre compte de la gravité de la situation et de retourner sur les lieux de l’agression. Spontanément, le patron du bar devant lequel se sont déroulés les faits lui propose les images de vidéosurveillance, qu’elle s’empresse de partager sur les réseaux sociaux. "Ces hommes qui se croient tout permis dans la rue, qui se permettent de nous humilier et qui ne supportent pas qu'on s'en offusque, c'est inadmissible" commente-t-elle. Le message que Marie Laguerre veut faire passer est très clair : il faut que les agressions envers les femmes cessent. Pour de bon. Preuve qu’après le scandale de l’affaire Weinstein et la naissance du mouvement #MeToo, certaines mentalités n’ont absolument pas évolué. 

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