Filmer ou photographier sous la jupe d’une femme sera bientôt condamné par la loi Filmer ou photographier sous la jupe d’une femme sera bientôt condamné par la loi

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Filmer ou photographier sous la jupe d’une femme sera bientôt un délit spécifique

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Publié le Lundi 23 Juillet 2018

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le fait de filmer ou de prendre en photo l’entrejambe d’une femme non-consentante n’est aujourd’hui pas officiellement désigné comme étant un délit. Mais pourrait l'être très prochainement.

Il fait beau, il fait chaud, des femmes ont envie de se mettre en robe ou en jupe. Et certains hommes en profitent pour faire des photos ou des vidéos de leur entrejambe, allant jusqu’à déployer des trésors d’inventivité – portable coincé dans les lacets, mini-caméra planquée dans un cabas... Une pratique nommée upskirting, potentiellement érotique quand les deux parties sont consentantes, mais ultra-creepy quand la femme photographiée n’a rien demandé. Le problème ? En France, l’upskirting bénéficie d’un vide juridique

L’acte, de plus en plus fréquent du fait de la miniaturisation des appareils, n’est désigné par aucun texte en France. On ne peut en effet pas le qualifier d’atteinte à la vie privée, puisqu’il se produit généralement dans l’espace public (transports, magasins, rues…), ni d’agression sexuelle, car il n’y a pas contact entre le responsable et sa victime. Au tribunal, c’est donc toujours la même ligne de défense qu’on entend : pas de loi, pas de sanction. Un vide qui pourrait bientôt être comblé : ce lundi 23 juillet, le projet de loi contre les violences sexuelles et sexiste entre dans la dernière étape avant son adoption. Et un délit y a été ajouté par le Sénat : celui de "captation d'images impudiques", passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, voire de deux ans et 30 000 euros en cas de circonstances aggravantes. De quoi permettre aux victimes d’être reconnues en tant que telles. Et de calmer le sentiment d'impunité des pervers.

C.C-M.

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