Etude : les personnes LGBT "mieux" acceptées mais pas vraiment non plus Etude : les personnes LGBT "mieux" acceptées mais pas vraiment non plus

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Etude : les personnes LGBT "mieux" acceptées mais ce n'est pas encore ça par Anne Lods

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Publié le Mercredi 26 Juin 2019

Selon une enquête réalisée par l’Ifop, les Français seraient un peu plus tolérants à l’homosexualité qu’il y a quelques années… Mais il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir non plus.

Les Français sont 85% à penser qu’être gay, lesbienne ou bi est une "manière comme une autre de vivre sa sexualité". Voilà ce que montre une étude dévoilée ce mercredi 26 juin 2019 par l’Ifop, pour la Fondation Jasmin Roy-Sophie Desmarais, en partenariat avec la Dilcrah (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT). 

S’ils n’étaient que 24% en 1975, cela ne veut pas pour autant dire que la bataille est entièrement gagnée. "Il y a une acceptation croissante du principe d’homosexualité, mais elle ne doit pas être confondue avec sa normalisation intégrale", a d’ailleurs très justement précisé François Kraus, directeur du pôle politique de l’Ifop. Car parmi les Français interrogés, 33% d’entre eux trouvent encore "plutôt choquant" qu’un couple homosexuel s’embrasse dans un lieu public, et 17% sont plutôt choqués par des couples qui se tiennent la main dans la rue. Un Français sur cinq estime par ailleurs qu’il existe des professions où l’on est en contact permanent avec des enfants qui devraient être interdites aux "homosexuels". 27% des sondés se déclarent également mal à l’aise en compagnie des personnes trans, 14% avec des personnes homosexuelles ou bisexuelles du même genre qu’eux. Enfin, 30% des Français disent avoir été mal à l’aise au moins une fois dans leur vie avec une personne LGBT. 
D’un point de vue médical, ils sont encore 8% à penser que l’homosexualité est "une maladie dont on doit guérir" et 7% à considérer qu’il s’agit d’une "perversion sexuelle que l’on doit combattre". 

Des chiffres qui ne compensent absolument pas les quelques données presque positives apportées par l’étude. Comme les 83% qui représentent le taux de Français qui pensent qu’un "couple homosexuel est capable d’assumer son rôle de parent aussi bien qu’un couple homosexuel". Car sommes-nous vraiment encore en train de nous poser la question ? 

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