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Etude : les inégalités femmes-hommes commencent dès l’enfance par Anaïs Robert

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Publié le Jeudi 8 Novembre 2018

Ce n’est malheureusement pas un scoop, les inégalités entre les femmes et les hommes sont encore bien ancrées dans notre société. Mais une nouvelle étude de l’Unicef, publiée le 8 novembre 2018, révèle que leurs perceptions commencent dès le plus jeune âge chez les petites filles.

"Les discriminations (que les filles) subissent adultes émergent en fait alors qu’elles sont très jeunes". C’est la conclusion de l’étude menée par l’Unicef France auprès de 26 458 enfants et adolescents de 6 à 18 ans. Ces derniers ont répondu à 165 questions sur le respect de leurs droits, de leur vie quotidienne, leur éducation, leurs loisirs et leur santé.
Et dans tous ces domaines, le constat est toujours le même. "Ce sont des petites différences, mais le fait qu’elles soient systématiquement plus en défaveur des filles traduit un effet de genre dans la constitution des inégalités que l’on peut donc repérer dès l’enfance", expliquent les auteurs de l’enquête.

Très tôt, elles subissent le harcèlement. "Elles sont deux fois plus souvent harcelées que les garçons sur Internet, dans les transports en commun ou dans l’espace public", note le rapport. Et en général, les espaces publics ne leurs sont pas favorables. A l’école, elles sont confinées dans des coins de la cour de récréation quand les garçons occupent l’espace du centre. Et dans les parcs, les équipements de loisirs sont davantage prisés par le sexe masculin, à l’instar des skate parcs.
Le milieu social a également plus d’impact lorsqu’on est une fille. "Le fait d’habiter dans un quartier populaire ou prioritaire ou encore d’avoir des parents au chômage a un effet plus fort pour les filles que pour les garçons", souligne l’étude. De plus, les filles sont aussi discriminées sur leur manière de s’habiller. Une "charge mentale" pour les adolescentes qui doivent gérer le fait de ne pas être classées comme une "fille qui cherche ça" mais tout en portant des vêtements selon "les critères attendus de la féminité".
Mais les filles sont aussi plus ouvertes et tolérantes. Elles sont 80% à considérer l’amour homosexuel comme identique à l’amour hétérosexuel, contre 70% chez les garçons.

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