Etude : les coupes menstruelles augmentent encore plus le risque de choc toxique que les tampons Etude : les coupes menstruelles augmentent encore plus le risque de choc toxique que les tampons

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Etude : les coupes menstruelles augmentent encore plus le risque de choc toxique que les tampons par Géraldine Verheyen

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D’après une nouvelle étude sur les protections hygiéniques naturelles, les tampons bio et coupes menstruelles n’empêchent pas le risque de syndrome du choc toxique. Au contraire, ce type de produits favoriserait le développement des bactéries. Explications.

On savait déjà que les tampons classiques étaient propices au développement du syndrôme du choc toxique, une affection rare et potentiellement mortelle due au staphylocoque doré. Pour le contourner, de nouveaux produits réputés plus sains, comme des tampons bio et des coupes menstruelles lavables, étaient apparus ces dernières années. Présentés comme la solution miracle, ces derniers ne seraient en réalité pas plus efficaces que les protections classiques. C’est en tout cas ce qu’avance une nouvelle étude publiée ce vendredi 20 avril 2018 dans le journal de la Société américaine de microbiologie, Applied and Environmental Microbiology.
Pour mener à bien leur étude, les chercheurs de l'université Claude Bernard de Lyon, ont testé onze types de tampons et quatre coupes menstruelles afin d’observer leur effet sur le développement du staphylocoque doré. Ils ont ainsi placé les tampons et les coupes dans des sacs en plastique avant d’y injecter du liquide et une trace de bactérie prélevée sur une patiente ayant subi un choc toxique en 2014. Ils les ont ensuite fermés et laissés en l’état pendant huit heures. Résultat ? Le type de tampon ne fait aucune différence. La quantité d'air entre les fibres semble justement augmenter le risque de croissance de la bactérie. "Nos résultats ne soutiennent pas l'hypothèse qui suggère que les tampons composés exclusivement de coton bio pourraient être intrinsèquement plus sûrs que ceux faits d'un mélange de coton et de rayonne", a ainsi précisé Gérard Lina, professeur de microbiologie à l'université Claude Bernard de Lyon. "Nous avons observé que l'espace entre les fibres qui contribue à l'apport d'air dans le vagin représente également le site majeur de croissance" du staphylocoque doré.

Et les conclusions sont encore pires pour les coupes menstruelles. Ces dernières permettent un développement encore plus important de bactéries que les tampons, également expliqué par l'apport d'air supplémentaire qu'elles laissent passer. Il existe au moins un cas recensé de femme ayant souffert du syndrome du choc toxique après avoir utilisé une coupe menstruelle.

Pour Adi Davidov, responsable du département de gynécologie à l'hôpital universitaire américain de Staten Island, le fait d’avoir des protections d’origine naturelle n’empêche pas le syndrome du choc toxique, et cette étude en est la preuve. "On avance depuis des années que si les tampons étaient faits de matériaux naturels, les chocs toxiques pourraient peut-être être évités. Cette nouvelle étude récemment publiée démontre clairement que ceci est faux."

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Mme M.

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