Etude : deux tiers des femmes ne parleraient pas de leur avortement avec leur famille Etude : deux tiers des femmes ne parleraient pas de leur avortement avec leur famille

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Etude : deux tiers des femmes ne parleraient pas de leur avortement avec leur famille par Anne Lods

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Publié le Vendredi 8 Novembre 2019

Selon une étude menée par l’organisation caritative Marie Stropes International, seules 33% des femmes seraient prêtes à parler de leur avortement avec leurs proches … en partie de peur d’être stigmatisées.

Un quart des grossesses mondiales s’ont interrompues chaque année et pourtant, tous les pays n’ont toujours pas légalisé l’accès à la pratique. Selon Médecins du Monde, 40% des femmes vivraient dans un environnement où l’accès à l’IVG est restreint. Encourageant ainsi ces millions de femmes à se mettre en danger, à risquer la prison ou la mort pour accéder à l’avortement suite à une grossesse non-désirée. En 2019, l’IVG est toujours une pratique stigmatisée… même dans les pays où elle est autorisée. 
En ce début novembre, l’organisation caritative Marie Stopes International, spécialisée dans le domaine des soins de santé sexuelle et reproductive, soit l’accès à la contraception et à l’avortement à travers le monde, a lancé une campagne pour lutter contre les croyances autour de l’IVG. Appelée #SmashAbortionStigma, elle tend à rompre le silence autour de la pratique et encourage les femmes à parler de leur expérience. L’organisation souhaite, grâce à cette campagne, amplifier son soutien envers les femmes du monde entier et replacer le sujet au centre des conversations et des combats à l’international.

Pour mieux comprendre, Marie Stopes International a interrogé les femmes britanniques sur leur rapport à l’IVG. D’après les chiffres, seules 33% des femmes se sentiraient de fait prêtes à parler à leur famille si elles envisageaient l’avortement. Une conversation qui serait tout aussi compliquée à avoir avec leurs ami.e.s, puisqu’elles ne seraient que 34% à imaginer en parler avec eux.elles. Elles seraient tout de même une petite majorité, soit 62%, à se dire prêtes à en discuter avec leur partenaire sexuel. 6% d’entre elles n’en parleraient toutefois qu’à un professionnel de la médecine et à personne d’autre.
Paradoxalement, 79% des Britanniques seraient cependant convaincues qu’il faudrait parler d’avortement plus ouvertement pour trois raisons principales. La première, pour aider les femmes à se sentir plus soutenues, à 76%. La deuxième, pour améliorer les connaissances de tous au sujet de l’IVG (à 75%) et enfin, pour réduire la stigmatisation autour d’elle (à 67%). 

En France, on dénombrait environ 217 000 interruptions volontaires de grossesse en 2017. Une intervention qui toucherait une femme sur trois au cours d’une vie, selon Véronique Séhier, coprésidente du Planning Familial. 

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