Espagne : les footballeuses en grève pour des conditions de travail "dignes" Espagne : les footballeuses en grève pour des conditions de travail "dignes"

News

Espagne : les footballeuses en grève pour des conditions de travail "dignes" par Tess Annest

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

2 minutes

Publié le Samedi 16 Novembre 2019

Ce samedi 16 novembre 2019 marque le début d’une contestation sans précédent des footballeuses espagnoles. Celles qui réclament des conditions de travail "dignes" démarrent une grève illimitée qui aura un impact considérable sur les rencontres à venir. Explications.

Le football est l’un des domaines où l’écart salarial entre les femmes et les hommes est le plus grand et ce partout en Europe. C’est pourquoi les footballeuses espagnoles ont décidé d’entamer une grève illimitée pour dénoncer le gel des négociations sur leurs salaires. Un mode de contestation encore très peu, si ce n’est pas du tout, utilisé dans le milieu du foot.

"Après avoir épuisé toutes les voies possibles, les joueuses se sont prononcées en faveur d’une grève illimitée tous les samedis et les dimanches de match, à partir du week-end prochain, le 16-17 novembre", a indiqué le syndicat des footballeurs espagnols (AFE) via un communiqué. "Les footballeuses demandent une convention qui encadrerait leurs conditions de travail, avec, entre autres, l’instauration de salaires minimums, des horaires de travail dignes, la possibilité de concilier vie professionnelle, vie de famille et maternité, des vacances régulées…", a détaillé le syndicat. Le principal point de revendication ? Le salaire, bien entendu. Les Espagnoles exigent un revenu minimum de 16 000 euros par an, avec des contrats à temps partiel à trois-quarts temps minimum, ce qui revient à un solde de 12 000 euros par an. On est bien loin des contrats à mi-temps et des 8 000 euros annuels fixés par les clubs aujourd’hui. Si rien ne bouge pour les joueuses, la grève affectera les huit rencontres de la neuvième journée de championnat d’Espagne féminin de football. 

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires