#EntenduALaRédac, l’enquête qui révèle l’étendu du sexisme et des violences sexuelles dans les médias #EntenduALaRédac, l’enquête qui révèle l’étendu du sexisme et des violences sexuelles dans les médias

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#EntenduALaRédac, l’enquête qui révèle l’étendu du sexisme et des violences sexuelles dans les médias par Antoine Ferreira-Mendes

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Publié le Jeudi 7 Mars 2019

Les révélations autour de la Ligue du LOL, qui ont éclaté en février 2019 et qui agitent toujours les médias, ont permis de faire un premier nettoyage dans les rédactions. Un épiphénomène ? Non, comme le prouve l’enquête #EntenduALaRédac, qui implique plus de 200 titres.

Dans la foulée des révélations sur la Ligue du LOL, l’enquête #EntenduALaRédac, menée en ligne pendant 10 jours auprès de 1837 journalistes et étudiants en journalisme, démontre que les violences sexistes et sexuelles ne sont pas des cas minoritaires (contrairement à ce que Le Figaro avait pu affirmer en février dernier).

Initiée par les collectifs de journalistes féministes Prenons la une, #NousToutes et Paye Ton Journal, l’enquête est édifiante. Au total, plus de 200 rédactions sont impliquées et 3000 cas de violences sexistes et sexuelles ont été recensés, tous médias confondus (presse écrite, régionale, nationale, quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, radio, télévision et pure players).


Parmi les cibles des harceleurs, les minorités. Les femmes racisées sont plus souvent victimes de propos à connotation sexuelle que la moyenne. 64% des femmes racisées déclarent dans l’enquête avoir été victimes de propos à connotation sexuelle bien que ce soit le cas de 49% des répondant.e.s. Et chez les hommes victimes de harcèlement sexuel, 1 homme sur 3 est homosexuel, prouvant un climat d’homophobie.

En plus de mesurer l’ampleur des violences sexistes et sexuelles, #EntenduALaRédac s’est également intéressée à la façon dont les rédactions réagissent en interne face aux faits. Et le constat est alarmant, tant les systèmes de protection des salariés en interne sont désuets et les paroles des victimes, passées sous silence la plupart du temps. Dans 83% des cas de violences sexuelles, la direction et les ressources humaines n’ont pas été informées. Et lorsqu’elles le sont, dans 66%, elles n’ont pris aucune mesure et enfreignent donc le code du travail.
 


Et sur les bancs des écoles, même constat. 62% des étudiantes indiquent avoir été témoins ou victimes de propos sexistes au sein même de leur institution, et 28%, témoins ou victimes de propos à connotation sexuelle.

L’enquête a également publié les noms des médias incriminés ainsi que des extraits de témoignages. Elle est à découvrir juste ici.

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