Droits des personnes LGBTQI+ : une campagne ultra-violente s’affiche dans les rues Droits des personnes LGBTQI+ : une campagne ultra-violente s’affiche dans les rues

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Des pubs ultra-violentes affichées dans les rues pour "défendre" les personnes LGBTQI+

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Publié le Samedi 18 Août 2018

Depuis le 16 août 2018, une campagne de pub visant à défendre les droits des personnes LGBTQI+ s’affiche dans plusieurs villes de France. Un objectif louable, mais un résultat qui choque et soulève plusieurs interrogations.

Parmi les milliers de publicités s’étalant dans les rues de Metz, Nantes ou Paris, on trouve depuis la mi-août une campagne pour Vangardist, magazine Web autrichien "à destination de l’homme progressiste". En 2015, le titre s’était fait remarquer en éditant une version papier, dont l’encre avait été mêlée au sang de personnes séropositives, afin de mettre en lumière "la stigmatisation sociale entourant le VIH". Le nouvel objectif de Vangardist ? Faire mentionner les termes "orientation sexuelle" et "identité de genre" dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, grâce à une pétition adressée à l’ONU. Une intention louable, malheureusement soutenue par une campagne d'affichage pour le moins problématique.


Lettrage géant se découpant sur fond noir, messages ultra-violents suivis d’une explication en plus petit (et du lien, peu visible, de la pétition)… Ces affiches choquent, ce que revendique le groupe international Serviceplan, créateur de la campagne : "Nous avons décidé de montrer des affiches avec des texte désagréables, difficiles à digérer. […] c'est la seule façon de souligner les problèmes rencontrés par les communautés LGBTQI + dans les pays homophobes", justifie-t-il sur son site.

Sauf que tomber sur de telles pubs en pleine rue peut être extrêmement brutal pour les concerné.es, lesbiennes et homosexuels en tête, mais aussi victimes de viol ou d’abus sexuels... Et pourquoi se focaliser sur la situation en Jamaïque et les 72 pays pénalisant l’homosexualité, quand le viol reste très peu puni dans notre pays et que la LGBTphobie y est hyper-présente, jusqu’à tuer ? Quant à l’absence de concertation avec des assos LGBTQI+ françaises, aucun commentaire du groupe Serviceplan ni de Mediaplus France (l'agence media responsable de la campagne chez nous), pourtant interpelés par des militant.es depuis hier. A l’heure où nous publions ces lignes, notre rédaction n’a pas non plus obtenu de réponse sur l’éventuel arrêt de la campagne, qui s’étale sur 300 panneaux digitaux et 1 000 emplacements JCDecaux.

 

Coline Clavaud-Mégevand

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