News

Les gays et bis pourront bientôt donner leur sang comme les hétéros, et ça fait débat par Anthony De Pasquale

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

2 minutes

Publié le Jeudi 4 Octobre 2018

Si en France, les hommes homosexuels peuvent donner leur sang depuis deux ans, les règles pour le faire ne sont pas les même que pour les hétéros. Alors que cette différence de traitement pourrait bientôt prendre fin, le débat reste vif parmi les défenseurs des droits des personnes LGBTQ+ et les assos de lutte contre le VIH.

Mercredi 3 octobre 2018, les députés ont voté un amendement permettant aux hommes homosexuels de donner leur sang selon les mêmes règles que les personnes hétérosexuelles. Pour rappel, depuis juillet 2016, les gays pouvaient le faire (ce qui leur avait interdit en 1983 en raison des risques de transmission du VIH), mais à une condition : avoir observé une période d’abstinence totale de douze mois, contre quatre mois sans relation avec des partenaires différents pour les hétérosexuels. L’amendement, qui stipule que "Pour tout homme donneur et toute femme donneuse, aucune distinction ne doit être faite en fonction du genre et sexe du ou des partenaires avec qui il ou elle aurait entretenu des relations sexuelles", doit maintenant être adopté lors d'une Assemblée plénière des députés le 11 octobre prochain. Ce projet a dores et déjà été salué comme mettant fin à une discrimination par de nombreux médias et personnalités, dont Joël Deumier, président de l'association SOS Homophobie. "Cet amendement va mettre un terme à une stigmatisation des hommes gay et bi", a-t-il déclaré à l’AFP.


Mais d’autres associations sont bien plus nuancées, expliquant qu’il faut avant tout rester vigilants quant aux comportements de chacun.e, au-delà des préférences sexuelles. "Être gay n’est pas un risque, être hétérosexuel n’est pas un risque. Le seul risque, ce sont les comportements !", a ainsi affirmé sur Twitter Jean-Luc Romero-Michel, président de l’association Élus locaux contre le sida (ELCS). Pour Charles Roncier, rédacteur en chef adjoint de vih.org, "ce qui est primordial, c'est de faire baisser la prévalence du VIH (c’est-à-dire le nombre de personnes vivant avec le VIH, diagnostiquées ou non, ndlr) chez les HSH – les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes". Aujourd’hui, les assos de lutte contre le sida rappellent que les HSH sont 200 fois plus exposés au VIH que les hétéros, et qu’on ne dispose pas de projection statistique qui confirme le niveau de sécurité transfusionnelle pour un délai inférieur à 12 mois après leur dernier rapport. Parmi les militant.es pour les droits des personnes LGBTQ+, on note enfin que l’initiative des députés peut sembler bienvenue, mais que d’autres combats méritent tout autant leur attention – notamment la loi sur la PMA pour toutes.

 

Anthony de Pasquale avec Coline Clavaud-Mégevand

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptés à vos centres d’intérêts, dans le respect de notre politique de confidentialité. Cliquez ici pour en savoir plus