D’après une étude, les "Tanguy" n’ont jamais été aussi nombreux en France D’après une étude, les "Tanguy" n’ont jamais été aussi nombreux en France

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D’après une étude, les "Tanguy" n’ont jamais été aussi nombreux en France

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Publié le Jeudi 10 Octobre 2019

Selon une étude d’Open Partners, le phénomène des "Tanguy" ne cesse de prendre de l’ampleur en France. Il y aurait en effet de plus en plus d’étudiants et de jeunes actifs de moins de trente ans qui vivent encore chez leurs parents.

En 2001, le réalisateur Etienne Chatillez mettait en scène un personnage devenu culte prénommé Tanguy dans une comédie éponyme. L’histoire du film ? Celle d’un jeune homme de 28 ans qui habitait encore chez ses parents et qui n’était pas décidé à vouloir partir, au grand dam de ces derniers. Et bien il semblerait que la réalité ait fini par dépasser la fiction puisque les "Tanguy" seraient aujourd’hui de plus en plus nombreux en France. Si on en croit une étude commandée par Open Partners et publiée dans Le Parisien, les étudiants mais aussi les jeunes actifs auraient beaucoup de mal à quitter le nid familial. Ainsi 60% des étudiants et 25% des actifs de moins de trente ans habiteraient encore chez papa-maman. Des chiffres qui auraient doublé si on les compare à ceux d’une précédente étude réalisée en 2016 par OVE.

D’après Laurent Strichard, président d’Open Partners : "cette augmentation est liée à un phénomène sociétal, le taux d'études augmente notamment, mais aussi à l'accélération de la hausse des prix de l'immobilier ces dernières années"
Si 42 % des interrogés ont déclaré préférer rester chez leurs parents par choix, 25% évoquent le manque d’argent quand 7 % indiquent ne pas avoir trouvé "le logement adéquat". Les jeunes sont toutefois quasi unanimes (98%) à pointer du doigt la recherche de logement qu’ils jugent particulièrement "longue et compliquée" en France.

La faute aux prix de l'immobilier
Le coût des logements semble lui aussi représenter un frein majeur à l’émancipation de nombreux jeunes. "La deuxième grosse surprise de cette étude, c'est le coût que représente le logement dans le budget des jeunes. Les acteurs font traditionnellement leurs calculs sur 25 à 30%, mais le loyer représenterait en fait 70% du budget des étudiants" explique Laurent Strichard.
L’étude indique que pour 684 euros de ressources moyennes mensuelles estimées les étudiants doivent payer un loyer au prix moyen de 485 euros. Pour 1828 euros de revenus, les actifs se retrouvent avec un loyer moyen de 710 euros. De quoi effectivement leur donner envie de rester chez leurs parents. 

Une solution tout bénéf ? 
Il faut néanmoins noter que plus d’un quart des jeunes qui vivent encore au domicile parental essayent tant bien que mal de participer aux dépenses du foyer. Si les jeunes actifs sont naturellement plus susceptibles que les étudiants  (40% contre 13%) de mettre la main au porte-monnaie pour aider leurs parents financièrement, leur participation moyenne n’est pas non plus mirobolante et ne s’élèverait qu’à 197 euros par mois. 
Il semblerait que les jeunes se complaisent finalement plutôt bien dans cette situation qui représente finalement pour beaucoup plus d'avantages que d'inconvénients. Vivre aux crochets de leurs parents n'a donc pas l'air de les déranger plus que ça puisque, lorsqu’on leur demande quand est-ce qu’ils comptent quitter le domicile familial, 40% répondent "qu’ils ne savent pas"
Quant à ceux qui ont pris leur indépendance, la moitié d’entre eux se disent insatisfaits de leurs logements qu’ils jugent trop petits, trop chers et vétustes. 
 

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