Confinement : une application pour signaler les violences LGBT-phobes Confinement : une application pour signaler les violences LGBT-phobes

News

Confinement : une application pour signaler les violences LGBT-phobes par Tess Annest

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

3 minutes

Publié le Vendredi 24 Avril 2020

Depuis le début du confinement, les violences intrafamiliales et le cyberharcèlement ont explosé, faisant augmenter le nombre d’appels d’urgence passés aux associations de protection des personnes LGBTQI+. Le collectif Flag vient donc de lancer FLAG!, une application de signalements qui entend apporter de l’aide plus rapidement.

Le constat est sans appel : le confinement a exacerbé les violences, conjugales et intrafamiliales d’abord, mais également le cyberharcèlement. Depuis le début de la quarantaine, les associations font face à une explosion du nombre d’appels d’urgence. C’est le cas du Refuge, qui accueille et soutient les jeunes LGBTQI+ chassé.e.s de chez eux/elles, qui reçoit aujourd’hui cinq fois plus de coups de fil qu’en temps normal. L’organisme des personnels LGBT des ministères de l’Intérieur et de la Justice, qui compte notamment dans ses rangs des policiers et des gendarmes, a donc décidé de prendre les choses en main. Ce vendredi 24 avril 2020, il lance FLAG!, une application de signalements qui permettra aux victimes de recevoir de l’aide plus rapidement. 

De l’urgence de la situation 

Selon les derniers chiffres de l’Ifop pour la délégation interministérielle contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, seules 22% des victimes de LGBT-phobie portent plainte en France. "Aujourd'hui, seulement 4% des victimes d'injures osent se faire connaître et accompagner. Ce chiffre doit augmenter et les victimes doivent être soutenues", ajoute Flag. Mais en temps de confinement, la lutte est mise à mal et les associations craignent une nouvelle augmentation des violences notamment au sein des familles.

Une application simple d’utilisation 

Grâce au soutien du secrétariat d’État chargé de l’Égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations, Flag a réussi à créer une application simple à utiliser. Pour se faire aider, les victimes doivent dans un premier temps renseigner la date et le lieu des faits, le type de violences (injures, provocation à la haine et à la violence, menaces de violences ou d'outing -révéler l'homosexualité de quelqu'un à son entourage ou au grand public-) et identifier l’auteur.e qui, en temps de confinement, est malheureusement souvent un.e proche. Il faut ensuite indiquer la catégorie des actes : homophobie, lesbophobie, biphobie, transphobie, ou sérophobie (violence contre une personne atteinte du VIH). Les personnes ayant assisté à des actes violents peuvent également déposer leurs témoignages, qui sont d'ailleurs toujours anonymes. Pour le moment, l’application est disponible pour Android sur Google Play et ne devrait pas tarder à apparaître sur l'App Store. 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de Flag.

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires