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Confinement : les victimes de violences conjugales face à un "danger supplémentaire" par Marine Decremps

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Publié le Mercredi 18 Mars 2020

Les politiques et les associations alertent sur les dangers d'un confinement pour les personnes victimes de violences, adultes ou enfants. Les instances partagent numéros d'urgence et bonnes pratiques de solidarité.

"Un danger supplémentaire". Voici ce que représente le confinement pour les victimes de violences conjugales depuis ce mardi 17 mars, selon Ernestine Ronai, responsable de l'Observatoire de Seine-Saint-Denis des violences faites aux femmes. Un message qui s'ajoute aux alertes de la Secrétaire d'État chargé(e) de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, qui déclarait le 16 mars sur Twitter ; "La période de crise que nous connaissons et le confinement à domicile peuvent hélas générer un terreau propice aux violences conjugales. Le @gouvernementFR est pleinement mobilisé pour protéger et soutenir au mieux les femmes qui en sont victimes."


Les associations mobilisées, un numéro d'urgence maintenu, des bonnes pratiques citoyennes

La réalité des mesures de confinement - non remises en cause par les acteurs dans le contexte de pandémie - est aussi la réduction de l'activité des associations qui viennent en aide aux victimes. Nous Toutes a divulgué un message rappelant le numéro d'urgence, toujours actif, le 3919. Message qui a été largement repris par les utilisateurs d'Instagram. La ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé dimanche la fermeture des tribunaux, sauf pour les "contentieux essentiels", dont les affaires de violences conjugales font partie. Dans ces cas-là, "l'éviction du conjoint violent doit être la règle", rappelle Marlène Schiappa. 
De son côté, Ernestine Ronai enjoint tous les Français à faire preuve d'une grande vigilance et à la solidarité, "encore plus que d'habitude". Prendre des nouvelles de ses proches et entre les voisins, proposer de l'aide et "éventuellement aller voir ce qu'il se passe" s'ils sont témoins d'une violente dispute. Il en va de même pour les enfants victimes de violences, pour lesquels Nous Toutes a aussi rappelé le numéro d'urgence, le 119.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Pour les enfants, le confinement n'est pas toujours marrant. Pour les enfants victimes de violences, c'est carrément dangereux. Le confinement risque de renforcer les violences subies parfois de longue date. Vous entendez des pleurs ? Des cris ? À la moindre crainte, appelez le 119. C'est le meilleur moyen de protéger les enfants. Les services de protection de l'enfance mobilisés dans le cadre de la pandémie sont surchargés. L'attente peut être longue (parfois plusieurs heures), ne raccrochez pas ou renouvelez l'appel régulièrement ! La ligne de soutien du numéro vert ALLO PARENTS BÉBÉ reste ouverte de 10h à 18h du lundi au vendredi Appelez le 0800 00 34 56 si vous sentez que vous craquez. N'hésitez surtout pas à appeler, ce dispositif est là pour ça ! Quoi qu’il arrive, même si vous êtes très énervé.e, que vous pétez un plomb, ne secouez JAMAIS votre enfant. Vérifiez que l'enfant est en sécurité, sortez de la pièce, laissez le pleurer et isolez vous. Revenez quand vous êtes apaisé.e. noustoutes.org

Une publication partagée par NousToutes (@noustoutesorg) le

 

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