Bill Cosby : #MeToo changera-t-il la face du second procès ? Bill Cosby : #MeToo changera-t-il la face du second procès ?

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Bill Cosby : #MeToo changera-t-il le résultat du second procès ? par Laura Carreno-Müller

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Lundi 9 avril 2018, Bill Cosby est de nouveau sur le banc des accusés. Un second procès pour agression sexuelle, qui se tient dans le contexte particulier du mouvement #MeToo. Changera-t-il la donne pour les victimes ?

Moins d’un an après son premier procès, ce lundi 9 avril 2018, Bill Cosby fait de nouveau face à la justice américaine pour agression sexuelle. Et cette fois-ci,  la défense de l’acteur risque d’en prendre un coup : en pleine ère #MeToo, l’audience pourrait bien être influencée par ce mouvement féministe mondial. 

Un premier procès annulé


Accusé de violences sexuelles dès 2006, Bill Cosby avait été inculpé en 2015 et avait comparu deux ans plus tard, au tribunal de Norristown. Parmi les 60 femmes ayant témoigné contre lui pour viol, la basketteuse Andrea Constand avait été la seule à avoir porté plainte, les faits dont elle se dit victime n'étant pas prescrits (l'affaire avait d'ailleurs conduit à la suppression du délai de prescription en Californie). Lors de la première audience, Andrea Constand avait raconté comment, en 2004, l’acteur l’aurait violée à son domicile après lui avoir administré un sédatif. "Elle ne pouvait pas résister, mais elle ne pouvait pas consentir non plus", avait alors déclaré Kristen Feden, l’adjointe du procureur du comté de Montgomery. 

Malgré les aveux du prévenu (qui estime toutefois que les attouchements avaient été "consentis") et les témoignages glaçants des victimes, le procès s’était soldé par une annulation, faute d’accord entre les jurés. Bill Cosby demeurait donc inculpé et en liberté sous caution. Une claque pour les victimes, dont trente-cinq avait fait la Une du New York Magazine en juillet 2015 pour dénoncer l'ex-star du Cosby Show.  


La parole des victimes renforcée ?


Mais suite au scandale Weinstein et à la déferlante #MeToo, la libération de la parole des victimes pèse plus que jamais. Pour Dan Filler, professeur de droit à l’université Drexel interrogé par l'AFP, "les gens [sont] beaucoup plus sensibles à ce problème [et] les jurés auront davantage de facilité à croire les victimes""Le mouvement ne sera pas dans la salle d'audience mais il l'enveloppera comme un brouillard", a estimé de son côté l’avocat-star William Brennan. Alors que seule Andrea Constand avait pu témoigner en 2017, le juge Steven O’Neill a cette fois-ci autorisé cinq victimes présumées à prendre la parole. "Un énorme souci pour la défense", ajoute William Brennan. Menée par l’avocat vedette Thomas Mesereau, qui avait défendu Mike Tyson et Michael Jackson avec succès, celle-ci devra "se battre sur plusieurs fronts", conclut William Brennan. Bill Cosby encoure une peine de 30 ans de prison.



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Mme M.

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