Beyoncé : en parlant de ses fausses couches, la chanteuse participe à briser un tabou Beyoncé : en parlant de ses fausses couches, la chanteuse participe à briser un tabou

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Beyoncé : en parlant de ses fausses couches, la chanteuse participe à briser un tabou

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Publié le Jeudi 12 Décembre 2019

Dans le Elle US de janvier 2020, Beyoncé évoque ces fausses couches. Un moyen de revenir sur le tabou qui règne autour des interruptions spontanées de grossesse.

Une femme sur trois fera une fausse couche dans sa vie. 10 à 25% des grossesses se finiraient même par une irruption spontanée de grossesse, selon les chiffres officiels. On estime même qu’il y en a 2,6 millions par an dans le monde, faisant de cet évènement, un phénomène très répandu. Pourtant, c’est un sujet tabou, dont les femmes n’entendent jamais parler et dont elles ne parlent jamais. A l’hôpital, comme le rappelle la député LREM Paula Forteza qui a raconté sa fausse couche sur le site Medium, en juin dernier, la fausse couche est considérée comme un accouchement normal. Aussi, aucun suivi psychologique n’est prévu à la suite de cet évènement et pourtant. Culpabilité, solitude, dépression, réactions hormonales, la fausse couche peut être vécue comme un véritable traumatisme. "Saviez-vous que, à l’hôpital, la fausse couche est prise en charge tel un accouchement comme les autres : péridurale, séjour à l’hôpital de la maternité, certificat d’accouchement ?", peut-on lire dans le témoignage de la femme politique. Bref, la fausse couche est normalisée par la médecine et, malheureusement, cela n’aide pas les femmes à en parler. D’ailleurs, la majeure partie d’entre elles découvrent que les femmes qui les entourent en ont vécu, seulement lorsqu’elles parviennent à évoquer leur propre fausse couche.

En évoquant cet évènement publiquement dans son billet "Fausses couches : et si on en parlait ?", Paula Forteza était l’une des seules femmes publiques à tirer la sonnette d’alarme afin que l’on brise le silence. A l’international, Michelle Obama a également évoqué la sienne, dans son livre Devenir, sorti en novembre 2018. "Une fausse couche est une expérience solitaire, douloureuse, et démoralisante, peut-on lire. Quand vous en faites une, vous pourriez penser que c’est de votre faute, or ce n’est pas le cas." Elle avait également déclaré sur un plateau de télévision : "J'ai eu l'impression d’échouer parce que je ne savais pas à quel point les fausses couches étaient courantes, parce que nous n'en parlons pas. Nous restons dans notre douleur en pensant que nous sommes brisées". Et si ces femmes politiques se sont exprimées dernièrement à ce sujet, Beyoncé est également sortie du silence, lors d’une interview pour le premier numéro de 2020 du magazine Elle US, alors qu’elle répondait aux questions des lecteurs.
"J'ai commencé à chercher un sens plus profond lorsque la vie a commencé à m'enseigner des leçons dont je ne pensais pas avoir besoin, témoigne-t-elle. Le succès me semble différent maintenant. J’ai appris que chaque douleur et chaque perte sont en fait des cadeaux. Les fausses-couches m'ont appris que je devais me materner avant de pouvoir être la mère de quelqu'un d'autre. Puis j'ai eu Blue, et mon but dans la vie est devenu tellement plus profond. Je suis morte et je suis née à nouveau.

Petit à petit, si les femmes parviennent enfin à défaire le tabou autour des fausses couches, restera-t-il encore aux différents gouvernements de mettre en place un accompagnement médical, et surtout psychologique, aux femmes qui en ont besoin... Si ce n'est à toutes les femmes.

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