Amnesty International estime que Facebook et Google sont des "menaces pour les droits humains" Amnesty International estime que Facebook et Google sont des "menaces pour les droits humains"

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Amnesty International estime que Facebook et Google sont des "menaces pour les droits humains"

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Publié le Vendredi 22 Novembre 2019

Dans un rapport publié le 20 novembre 2019, l’ONG Amnesty International critique ouvertement le modèle économique "fondé sur la surveillance" de Facebook et Google et accuse les deux géants du web d’être des menaces pour les libertés d’opinion et d’expression.

Amnesty International a des choses à reprocher à Facebook et Google et le fait savoir. L’ONG s’en est prise aux deux entreprises du web dans un rapport publié le 20 novembre 2019 et va même jusqu’à les qualifier de "menace systématique pour les droits humains"

Selon Amnesty, nous serions en effet "piégés"  par Facebook et Google, qui en proposant des services en ligne gratuits et en se rendant indispensables pour des milliards de personnes, en profiteraient également pour collecter et utiliser nos données personnelles via des publicités ciblées. De cette façon les deux géants mettraient en péril les libertés d’opinion et d’expression.  
"Leur contrôle insidieux de nos vies numériques sape le fondement même de la vie privée et c’est l’un des défis majeurs de notre époque en termes de droits humains", a expliqué Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty, avant de poursuivre : "soit nous nous soumettons à cette vaste machine de surveillance - où nos données sont facilement utilisées pour nous manipuler et nous influencer - soit nous renonçons aux avantages du monde numérique". L’ONG met notamment en garde contre l’utilisation à mauvais escient que peuvent faire ces groupes de nos informations personnelles, notamment à des fins politiques.

De même, qu’en est-il du respect de la vie privée et de la confidentialité des utilisateurs ? "L'extraction et l'analyse des données personnelles, dans des proportions aussi gigantesques, sont incompatibles avec les différentes facettes du droit à la vie privée, notamment la liberté de ne pas subir d'intrusion dans nos vies privées" fustige Amnesty qui appelle désormais les gouvernements à "agir de toute urgence" pour lutter contre cela. De quelle façon ? "En appliquant des lois solides sur la protection des données et en réglementant efficacement les activités des géants de la technologie".

Facebook se défend
Facebook a immédiatement réagi suite à la publication de ce rapport et a souhaité se défendre de ces accusations qualifiées d’inexactes. L’entreprise affirme que son modèle économique n’implique pas la collecte des données des personnes mais uniquement la vente de publicité. Mark Zuckerberg appelle lui aussi le gouvernement a davantage se pencher sur la question de la régulation des données personnelles au lieu de laisser des compagnies privées s’en charger. De son côté Google n’a pour l’heure pas réagi à la polémique.

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